lundi, 03 mars 2008

Vacances, dernière

Et voilà, ce qui devait arriver arriva, mes trois mois de vacances viennent officiellement à terme aujourd'hui. Je dis officiellement car concrètement, je ne reprends pas encore le travail, mais je ne suis quand même plus en vacances. La nuance ? Ce matin je me suis levée tôt pour la première fois depuis le début de l'année pour dire au revoir à mon petit M.C (façon de parler hein) et l'envoyer sur le chemin de l'école, puis m'en irai vaquer à mes occupations matrimoniales. Ajourd'hui donc je commence officiellement ma vie de "lady of leisure" un poil plus sophistiqué que femme au foyer.
 
Au programme ? De l'exploration en profondeur de Melbourne, du rattrapage ciné, du shopping (mais uniquement de la recherche bien entendu, j'ai déjà assez fait de mal hier), la fashion week aussi qui va bien m'occuper. Ah oui et chercher un travail aussi.
 
Sinon deux bonnes nouvelles ont accompagné mon week-end: l'arrivée d'internet et de mes cartons.  Interne, ô joi, ô bonheur qui signifie la reprise complète du blog et mes cartons ah ah mes cartons... C'était comme si c'était Noël ! Envoyés depuis mi-novembre, j'avais calculé qu'ils devaient arriver la semaine d'avant mon arrivée ici, avec mes petites robes d'été prêtes à être portées... Et bien non ! Maintenant qu'elles sont arrivées, les températures se sont rafraîchies (enfin pas complétement puisqu'il a fait 28 degrés aujourd'hui, et qu'il est prévu 32 pour demain, pour le début de l'automne, c'est pas trop mal)
 
Mais c'est pas tout ça, faisons un petit retour en arrière, parlons peu, parlons bien, parlons vacances pour la toute dernière fois toute toute dernière fois (avant juin). Tout d'abord, pour celles que ça intéresse, comme promis j'ai mis à jour mon dernier post sur l'Australie de l'Ouest avec des photos de dauphins, serpents, nature etc...
 
Et puis pour conclure sur ces vacances donc, je ne sais par où commencer. Epoustouflant, impressionnant, immense, espace, nature sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit. Nous avons parcouru environ 2500 kilomètres en voiture sur 11 jours, et couvert une partie presque insignifiante de l'Australie, un tout petit coin dans le Sud-Ouest, de quoi apprécier toute la grandeur du pays.
 
J'ai fini par voir des kangourous, bien vivants ceux-là et par dizaine ! Parmi les autres choses qui m'ont impressionnée: une balade parmi des arbres géants (plus de 60 mètes de haut) et un désert de rochers au milieu de nulle part, à 200 kilomètre au nord de Perth.
 
 
 
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lundi, 18 février 2008

I will survive (enfin peut-etre)

Telle que je vous écris aujourd'hui, je suis bien vivante, en chair et en os, avec mes deux bras et mes deux jambes. Ca a l'air de rien comme ça, mais quand on vit dans un pays où le danger est partout, finalement on apprécie.

Quelques petits exemples de ce qui m'a fait monter la pression récemment ?

D'abord il y a eu la nage avec les dauphins. En soi, une expérience impressionnante et très "vraie" puisqu'il s'agissait de dauphins sauvages qui ne sont pas entraînés ni nourris par les humains. Ils viennent nager avec eux uniquement pour le plaisir de leur compagnie. Nous avons donc pu barboter dans l'eau à regarder les dauphins s'amuser entre eux et nous regarder avec un drôle d'air. Il paraît qu'il peuvent voir à travers notre peau ! Jusque là, pas de problèmes. Les dauphins sont très amicaux et veulent seulement jouer. Ce qui n'est peut-être pas le cas de la raie qui se trouve à un ou deux mètres en dessous de nous (et de laquelle ils essaient d'extirper un octopus pour le manger). Une raie peut vous tuer soit, mais uniquement si elle vous touche avec sa queue pointue. Tranquille donc. Jusqu'à... tiens qu'est-ce que c'est ? Nos moniteurs ont un drôle de truc accroché à la jambe. En inspectant de plus près, j'aperçois qu'il s'agit en fait d'un répulsif à requins, qui envoie de l'électricité pour les perturber et les décourager de venir nous manger. Après il y a deux facons de voir les choses. Soit on se dit qu'il n'y a aucun risque grace aux répulsifs, soit on se dit qu'il y a de toute évidence des requins dans le coin. Et puis on sort de l'eau, hein tant qu'a faire.

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Le lendemain nous nous dirigeons vers des coins tout à fait paradisiaques. Des paradis pour surfeurs, qu'ils disent, tellement les vagues sont belles, la mer est turquoise et le sable fin. Malheureusement on ne peut quasiment pas s'y baigner, la faute aux courants qui sont trop forts et les vagues trop puissantes. Du gâchis moi je dis. On peut aussi se balader sur la côte sur les rochers et essayer d'ignorer la longueur des panneaux "DANGER". En gros vous avez le choix entre glisser d'un rocher ou vous faire emporter par une vague un peu trop violente. Et le truc, c'est que ça arrive vraiment, ce n'est pas juste des panneaux comme ça pour faire joli.

 

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Rien que la route en voiture dans le Sud-Ouest australien est magnifique. Il y a des kilomètres et des kilometres de forets avec des arbres geants (entre 40 et 60 metres de hauteur) et vous dans votre petite voiture sur la route qui fend la foret en deux, c'est tout simplement surreel. On croise tres peu de voitures, il n'y a aucune habitation pendant des kilometres. Nous sommes seuls au Monde. Mais vraiment seuls au Monde hein, car le portable n'a pas de reseau et il n'y a aucun telephone d'urgence sur le bord de la route. Donc il vaut mieux qu'il ne nous arrive rien la tout de suite.

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Et pourtant le truc qui pourrait nous arriver là tout de suite, sur cette route et sur plein d'autres, c'est de voir un kangourou sortir de la forêt et foncer tete baissee sur notre voiture. Les kangourous sont des animaux tres betes, parait-il. Ils dorment la journee et sortent a la tombee du jour et sont attires par les phares des voitures. Donc quand ils en voient une passer, tout naturellement, ils se jettent dessus. Dans le meilleur des cas le kangourou meurt et la voiture est defoncee. Et dans le pire... J'ai vu pas moins de 5 kangourous morts sur le cote de la route, l'histoire ne dit pas ce qu'il est advenu des voitures et de leurs passagers... Et avec tout ca je n'en ai pas encore vu un de vivant, en plus de 3 semaines ici !

 

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Mais aprèss tout, pas la peine de paniquer, nous sommes en vacances et la nature est si belle, si majestueuse. Direction les plages paradisiaques près d'Albany, une petite ville du Sud-Ouest. Des paysages de carte postale, des plages avec un eau si turquoise et du sable si blanc qui craque sous les pieds comme de la poudreuse. C'est le paradis non ? Euh tout depend en fait. Tout depend si comme moi, vous vous retournez pour apercevoir à un mètre derrière vous dans les herbes hautes un gros serpent noir d'environ 60 cm qui rampe à son aise. Et tout dépend si vous avez le coeur bien accroché. Moi non.

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Dès que possible je vous montre des photos de tout ça, y compris du serpent pris en photo par un brave M.C. pendant que moi je me contentais d'appeler ma mère.

 

EDIT du 3 mars: les photos sont en ligne !

mercredi, 13 février 2008

We are going on a summer holiday

Et oui c'est les annees 80 dans le bas du Monde, et ca danse et ca balance, sous le soleil des tropiques.
Vous pourriez dire comment peut-on "partir" en vacances alors qu'on l'est deja, en vacances et ce depuis le 23 novembre 2007 (j'aime bien me le rappeler parfois, souvent en fait, on se fait plaisir comme on peut) ? Et comment peut-on partir en vacances alors que l'on avait jure il y a moins de trois semaines qu'on ne repartirait plus jamais (entendre par la, pas avant un bout de temps) ? Et bien on peut, preuve en est que j'ai deja quitte Melbourne hier pour dix jours.
Le probleme etant, voyez-vous, que je ne tiens pas en place. Je m'ennuie extremement facilement. Et qu'est-ce que je fais quand je m'ennuie ? A part me plaindre, je shoppe. Donc a cette allure si j'etais restee a Melbourne, j'aurai deja rempli mon immense dressing (ca aussi j'aime bien me le rappeler, que j'ai un immense dressing, enfin deux meme si vous voulez tout savoir, oui je fais ma peste aujourd'hui). Donc cinq jours apres avoir emmenage dans notre nouvel appart, nous voila on the road again, faisant fi de nos nouveaux principes.
D'ailleurs je crois bien qu'a ce train la je vais battre mon honteux record de 2007, soit pres de 5000 euros depenses en voyages. Oui je sais gloups. Qui a dit que je me ruinais en robes en fait ?
Bref, destination la metropole la plus isolee au Monde (ca en jette hein ? Moi je trouve que ca en jette, enfin surtout pour ceux qui y habitent), avec un ocean a gauche et un desert immense a droite (j'ai oublie les chiffres bien sur, mais des milliers de kilometres la separent de la prochaine metropole, qui devrait etre si je ne m'abuse, Adelaide. Je fais des progres absolument enormes en geographie en ce moment, et en animaux dangeureux aussi). Perth donc. 1 million d'habitants et moi et moi moi.
A voir ici, des etendues immenses et inhabitees, des plages de sables fin et des paysages magnifiques, des dauphins, des kangourous, des penguins et toute la famille (mais pas d'araignees bien sur) et donc demain je pars pour un petit road trip vers des coins absolument idylliques, qui parait. Enfin encore plus idylliques qu'a l'Est, ca promet.
Oui mais alors pourquoi je perds mon temps dans un cyber-cafe la tout de suite ? Et bien a part le fait que la blogospehere me manque, parce qu'il fait 37 degres dehors et que je fonds au soleil. Cela dit pour etre honnete, l'air est extremement sec et la chaleur supportable, tant qu'on est a l'ombre.
Pour en savoir plus sur Perth, c'est ici, oui on fait Office du Tourisme ici maintenant. Oh et pendant que j'y suis, au cas ou vous vous poseriez la question, non ca ne va pas devenir un carnet de voyages ici, meme si evidemment le blog accompagne mes changements de vie et mes decouvertes.
Ah oui et sinon, il m'arrive un drame absolument indecible, drame que je sais que vous seules pouvez comprendre. Retenez votre souffle. La ggggrrrrrr de compagnie telephonique a foire notre connection au telephone, la repoussant a dans quinze jours. Ce qui signifie pas d'internet a la maison avant au moins trois semaines. L'hecatombe quoi. Et moi qui ai des tonnes de photos a vous montrer et encore plus de choses a vous dire...(et qui suis accro a l'internet et qui n'a pas eu sa dose depuis trop longtemps)
Bon c'est pas tout ca mais moi je vais nager avec les dauphins.

jeudi, 07 février 2008

Deux semaines plus tard...

 

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Deux semaines déjà, deux semaines c'est tout ! En vérité, j'ai l'impression que ça fait beaucoup plus longtemps que je suis ici.

Bizaremment je n'ai eu absolument aucun problème à m'adapter au changement de saison. Passer des gros manteaux aux bikinis, no souci. Enfin dans ce sens-là forcément... Quand je rentrerai en France, je crois que ce sera une autre histoire ! Bon il faut dire aussi que je n'ai pas eu "encore" à subir des températures vraiment hautes, comme les 42 degrés qu'il a fait aux alentours de Noël. Pour le moment une moyenne de 30 degrés me convient tout à fait. Je n'ai même pas trop de coups de soleil. Enfin juste le nez, les épaules, le décoletté...

 Ce qui m'amène à mon point numéro 1 d'aujourd'hui: ne jamais jamais oublier la crème solaire. Parce que même quand il n'y a pas de soleil et ben il y en a quand même, si si même quand il y a plein de nuages et du vent. Ca y est j'ai appris ma leçon. 

Et puis ici, le soleil c'est l'ennemi public numéro 1. Le crime ultime consistant à faire la crèpe sur la plage aux heures fatidiques. So OUT. So dangerous. Le cancer de la peau, tout le monde n'a que ça aux lèvres. Il y a des pubs à la TV, des articles dans les journaux, la fondation contre le cancer a même sa propre marque de crème solaire. La gamme ne descend pas en dessous de 30 d'indice évidemment. D'ailleurs aucune marque ne s'y risque. Car bronzer ici c'est la dernière lositude. C'est pour ceux qui n'ont rien compris et qui veulent attraper la mort, voyez. Et puis s'il vous prenait quand même l'envie d'un petit hâle, il suffit d'ouvrir n'importe quel magazine pour vous ragouter des photos de personne atteintes du cancer et de leurs cicatrices immondes. A y est vous êtes guéris. 

Si vous n'avez pas encore peur de mettre un pied dehors, voici une autre raison. Le soleil peut vous tuer, ok mais il n'est pas le seul. L'Australie abrite aussi les animaux les plus dangeureux au Monde. Serpents, araignées, méduses, take your pick. Et puis là aussi, difficile d'ignorer cette info. Croyez-moi j'ai beau essayer mais ce n'est pas évident. Il y a des documentaires, des livres (dans la section tourisme sur l'Australie, de quoi donner envie de voyager), des mythes urbains. Tout le monde y va de son histoire sur la redback ou la white towel (deux espèces d'araignées mortelles, j'apprends vite hein?). D'ailleurs alors que je vous écris, il paraît qu'il y en a dans l'abri au fond du jardin, soit à 10 mètres de moi. Non pas que j'irai vérifier, remarquez. 

A part ces petits détails légèrement facheux, ici c'est un petit paradis. Je reviens de 3 jours dans la campagne, à faire du bateau et regarder les koalas dormir dans les Eucaplyptus, dans des postures incroyables, êxtremement paisibles. Par contre, nous avons fait chou blanc sur l'île aux kangourous, trop tôt pour eux (à 10 h du mat les paresseux) a priori, donc je n'en ai pas encore vu un ! Enfin sauf en dessin sur un panneau, mais je crois que ça ne compte pas.

What else ? Ah oui j'emménage demain dans une petite beauté d'appartement, premier jour en trois mois où je serai chez MOI, à dormir dans MON lit ! Ca se fête non ?  

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mardi, 29 janvier 2008

Melbourne, première

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Enfin quelques petits mots sur mon arrivée et mes débuts à Melbourne !

Alors, attention clichés:

Le vol, c'est long (j'avais prévenu pour les clichés), genre vraiment long. Surtout quand on arrive pas à dormir dans l'avion. Mais en fait, surtout quand c'est si loin.

Le jet-lag: plutôt bien géré, au vu des 37 heures passées sans quasi dormir avant. Le truc étant de s'adapter à l'heure locale dès le départ et de ne pas aller faire de sieste crapuleuse en plein après-midi, aussi tentant soit-il. Très tentant même. Mais non. Du coup vu que l'horloge biologique est totalement perturbée pendant le vol (on passe du jour à la nuit au jour en quelques heures), elle est plutôt contente de trouver un rythme auquel s'accrocher quand on arrive.

Les gens, adorables, comme on m'avait prévenu. Les vendeuses qui courent dans tous les sens pour vous rendre des services, genre appeler toutes les boutiques pour voir si elles ont votre taille, moi je vote pour. Même les agents immobiliers qui sont sensés être horribles sont très sympas.

Les amis de M.C. aussi, m'ont adoptée en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Les filles ont déjà prévu de m'emmener dans le plus grand shopping center de la ville et dans une boutique de chocolats réputée. Le paradis quoi.

Le beau temps. Y a pas à dire, c'est bonheur, chaleur. Jusqu'à maintenant on n'a pas dépassé les 32 degrés et les gens se plaignent que l'été est bof, mais moi je savoure. Pas besoin de se prendre la tête à savoir quel temps il fait demain, on sait déjà. Et pour s'habille c'est juste une évidence: une robette et une paire de sandales et c'est parti !

Le shopping. La vraie bonne surprise. J'avais mes doutes, je dois l'avouer. Il faut dire que j'ai un sacré appétit en la matière. Bien sûr cela fera l'objet de vraies notes mais en deux mots: plein de marques craquantes à découvrir, des prix un peu moins élevés qu'en Europe, un choix monstrueux, et des centres commerciaux entiers dédiés aux outlets. Deux exemples: vu des jeans Levis à partir de 25 € et chopé une robe French Connection pour 30 €. Ajoutés aux vendeuses adorables, je dis triple banco. 

Bon et sinon j'ai le droit de faire ma crâneuse deux minutes ? J'ai la plage à deux pas (en ce moment en tout cas), la mer est très bonne et les couchers de soleil magnifiques.  Les vraies vacances quoi.

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samedi, 13 octobre 2007

Il y a le ciel, le soleil et la mer - la suite

[ Même si ça n'intéresse apparemment pas grand monde, je continue mon récit de mes vacances en Grèce, photos à l'appui.]

 

...Après Mykonos, direction Naxos, une île plus familiale, plus tranquille, mais avec des plages aussi bien plus jolies.

Tout le monde m'avait que la Grèce en plein été était insupportable: le monde, la chaleur, les prix. Et bien, je crois qu'y aller fin Septembre (ou en Mai, je suppose que c'est pareil) est vraiment le bon plan: hôtels à moitié prix, toujours assez vivant mais pas complétement blindé, chaud et beau mais pas trop...

Santorini fut la dernière île avant le retour à Athènes. On m'avait vanté les mérites de Santorini, comme la plus belle des îles grècques et je peux comprendre pourquoi. Formée à partir d'un volcan, l'île offre des reliefs et paysages très intéréssants. Les couchers de soleil y sont magnifiques et l'air très romantique...

 

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Le temple de Naxos 
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Santorini 
 
 
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La plage rouge, toujours à Santorini, assez impressionnant (il y a aussi une plage noire, l'île ayant été construite par l'éruption d'un volcan)
 
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Dernier volet à suivre: Les couchers de soleil...

dimanche, 30 septembre 2007

Me revoilà !

Et oui me revoilà, fraîchement débarquée de l’aéroport. Et bien le moins qu’on puisse dire c’est que ces petites vacances en Grèce m’ont fait un bien fou !

D’abord il a fait beau et chaud et tout ça comme c’est souvent le cas dans le sud. Et vu l’été polaire qu’on a eu, c’était plus qu’une bénédiction. Et puis aussi parce que la Grèce c’est bien et c’est beau (promis quand mon cerveau est rebranché, j’aurais probablement un récit plus élaboré à vous proposer). Et puis hmmm, j’ai fait le plein de moussaka, souvlaki et autre saganaki et qu’est-ce que c’est bon !

Et puis j’ai réussi à ne tomber malade que le troisième jour des vacances, ce qui est un exploit. Bon, je vous raconterais peut-être un jour plus en détails mais j’ai comme qui dirait un peu la poissasse avec les voyages. Et puis comme je voyage assez souvent, ben en fait, j’ai beaucoup la poisse. J’évite de trop l’ébruiter puisque après on me dit qu’on ne partira jamais en vacances avec moi mais il m’arrive des trucs du genre être enfermée à clé dans une salle d’aéroport en pleine nuit (à Rome) ou d’être accusée d’avoir le SARS à la descente d’avion (au Canada). Des trucs comme ça quoi. Donc être clouée au lit pendant deux jours avec une fièvre carabinée, en fait c’est pas si terrible que ça.

Donc bref, je disais bilan plutôt positif. D’ailleurs j’ai même envie de vous avouer un truc tout à fait hallucinant : j’ai bronzé ! Oui madame mais si j’avais dit que non. Bon par bronzer j’entends que si on observe avec un microscope pendant environ 10 heures on peut apercevoir une très légère démarcation au niveau du maillot de bain. Mais quand même.

Vous m’avez manquées quand même. Je mentirais si je disais que je ne suis pas passée deux/trois fois au cyber consulter (entre autres) mon netvibes. Par contre je me rends compte que j’avais oublié de préciser que toutes les notes que vous avez pu lire ces deux dernières semaines étaient pré-enregistrées, d’où l’absence de réponse aux commentaires, il y a des limites à ma web addiction quand il y a une plage de sable fin à deux pas….

J’ai quand même bien lu tous vos coms, et viens d’y répondre, merci d’ailleurs d’avoir continué à passer par ici alors que je me faisais dorer la pilule…

Maintenant, retour aux choses sérieuses, en tout cas aux choses pas drôles, demain y a école et ça me file des crampes d’estomac. Oui dans ce domaine je n’ai pas changé depuis mes 7 ans, les rentrées des classes, ou de vacances, ça me file toujours des boutons et des insomnies. Maman, je veux pas y aller, surtout qu’il y a une pile monstrueuse de boulot qui m’attend.

Cela dit j’ai l’impression que si je vous avoue que je n’y retourne que pour 8 semaines, vous allez moins me plaindre. Surtout si je vous dis aussi que s’ensuivront 3 mois à ne rien faire (enfin ne pas travailler, ce qui est déjà beaucoup), juste le temps de changer de vie… Mais je ne vous en dis pas plus, j’attends encore un petit bout de papier avec un joli tampon dessus…

lundi, 27 août 2007

Balade dans la ville

Vous êtes plusieurs à m'avoir réclamé de parler un peu plus d'Amsterdam et des Pays-Bas, et j'ai promis une série de posts sur le sujet.

Pour commencer, une petite balade dans la ville.

Juste pour vous donner une idée, le centre-ville est sculpté en forme de fer à cheval par les quatre canaux principaux. De l'extérieur vers l'intérieur: Prinsengracht (le canal des Princes), Herengracht (le canal des hommes), Keizersgracht (le canal des empereurs), et le Singel (cherchez l'intrus). Ce qui veut dire que vous pouvez vous trouver sur le même canal à deux endroits complétements opposés. Bon à savoir quand on croyait que le restau était tout près car il était dans la même rue !

Ah oui et s'il était besoin de préciser, je parle ici d'une balade à pied. Pas de trucs à deux roues chez moi. 

Je commencerais par Spui. Prononcer Spaeu. A part abriter les deux plus importantes librairies de la ville, la place n'a rien d'extraordinaire, mais elle est le porte d'entrée vers le quartier le plus vieux et le plus sympathique de la ville: Le Jordaan et les Negen Straatjes. Si vous voulez mon avis, les deux quartiers sont en fait le même car l'atmosphère y est la même: typique, boho, charmante, reposante.

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Donc à partir de Spui, un petit virement à gauche. On commence par les Negen Straatjes (les neufs petites rues), une communauté de petites rues parallèles (et perpendiculaires aux canaux) qui sont peuplées de petites boutiques hors du commun: de la boulangerie biologique à la boutique vintage super pointue, en passant par le commerce spécialisé dans les dents, la fromagerie et l'artisan-maroquinier. Le mieux étant de zigzagger entre les rues, sans oublier d'admirer les canaux au passage. On commence par Wijde Heisteeg au Sud-Est et on finit par Reestraat au Nord-Ouest.

Ensuite on traverse Raadhuistraat et on est dans le Jordaan. Si vous ne devez visiter qu'un quartier de la ville, faîtes que ce soit celui-là. C'est vraiment le coeur de la ville, où il fait bon vivre, où se trouvent les plus vieilles maisons de la ville, et les plus étroites (certains sont à peine plus larges qu'un mètre !). On commence par la Westerkerk, l'église de l'Ouest, qui se trouve à deux pas de la Maison d'Anne Frank (vous ne pouvez pas la louper, c'est celle avec la méga queue devant !). Ensuite, c'est quartier libre. Perdez-vous dans le quartier, c'est le meilleur moyen de découvrir ces petites ruelles si typiques. De toute façon vous êtes obligées de vous perdre. Rien de ressemble plus à un canal qu'à un autre canal, ou une maison en briques rouges à une maison en briques rouges. Un apercu du quartier là.

Quand vous vous êtes bien imprégnés de l'atmosphère du vieil Amsterdam, direction l'Est, vers le Dam, La place principale de la ville. Elle n'est pas vraiment jolie, avec son palais de la Reine (inhabité désormais) tout gris, mais c'est le nerf de la ville et on ne peut pas vraiment en faire abstraction. Pas la peine de s'attarder sur les mimes de mauvais goût et autant éviter la horde de shoppers (la place se situe au bout de la rue commerçante).

On traverse en direction du monument aux morts de la guerre, le grand cône blanc (jamais rien vu d'aussi phallique) et on se dirige vers Damstraat, rue touristique s'il en est. Je vous déconseille d'acheter quoique ce soit à manger dans cette rue, c'est hors de prix et peu ragoûtant.

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Mais c'est par là qu'on atteint une autre particularité hollandaise, le Quartier Rouge, ou Red Light District. Après quelques minutes, on tourne à gauche dans Oudezijds Voorbugrwal (atchoum). Ne dîtes pas beurk, il faut le voir un point c'est tout. C'est comme aller à Paris et ne pas voir la Tour Eiffel. En soirée c'est mieux, bien accompagnée c'est mieux aussi. Une fille en vitrine entourée de néon rouge, c'est open, un rideau rouge tiré, c'est business en cours. Il y a aussi pléthore de s*x shops, et s*x shows. Malheureusment, C*ssa Rosso, le plus célèbre a retiré de sa devanture sa fontaine en forme de p*nis géant. Triste pour les touristes qui adoraient se prendre en photo devant. Dans la rue des grands messieurs en blouson de cuirs vous murmurent quelques mots. Ce sont juste des dealers qui sussurent "c*ke, c*ke, e*ctasy" aux passants, au cas où ils n'auraient pas assez la tête de l'emploi.

Ne vous attardez pas c'est vraiment glauque, mais à voir. Direction Nieuwmarkt, pour admirer le château qui orne la place et profiter du petit marché qui s'y trouve (seulement le samedi je crois).

On redescend par Kloveniersburgwal (re-atchoum). On lève la tête à gauche pour apercevoir Zuiderkerk (l'église du Sud, que ne se trouve pas du tout au Sud). Quelques minutes plus tard, on arrive à un joli pont et on entre en connection avec Brad et George. Dans Ocean's 12, c'est effectivement sur ce pont (près de mon premier chez moi) que Brad Pitt et George Clooney s'arrêtent pour taper la causette. Inutile de le lécher et caresser (le pont), je suis déjà passée par là. Au pont on tourne à gauche, dans Staalstraat, juste pour s'arrêter au prochain pont et admirer la vue sur Zuiderkerk. C'est beau !

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Demi-tour, on revient sur Kloveniersburgwal et on continue à descendre, on traverse l'Amstel (le fleuve), on continue et on arrive sur Rembrandtplein. Si vous êtes cocktails et dancefloor à gogo, c'est là que vous passerez votre soirée. En attendant on admire la reproduction sculptée de La Ronde de Nuit, l'un des plus célèbres tableau du peintre. 

Et on repart, vers Reguliersdwarsstraat (ben atchoum alors), qui abrite le fameux cinéma Tuschinski. Celui-là même où j'ai rencontré Marion. N'hésitez par à rentrer dans le hall, c'est magnifique !

Et ça continue encore et encore (enfin j'espère que vous vous être quand même arrêtés à un moment), tout droit cette fois vers le Bloemenmarkt (marché aux fleurs), le long d'un canal. Quelques tulipes plus tard, vous êtes sur Koningsplein, la place de la reine. A gauche toute, Leidsestraat, AKA l'allée de la Carte Bleue. On descend gentiment vers Leidesplein, en s'arrêtant à chaque pont pour admirer les canaux. On peut aussi s'arrêter devant les vitrines c'est tout aussi beau (mais le shopping fera l'objet d'une note à part, vous vous en doutez bien).  

Ah Leidseplein ! Que dire de la place aux mille pubs irlandais, aux coffee shops surdimensionnés, aux contorsionnistes de tout poil ? Des touristes, encore des touristes.

Vers le sud, on se dirige vers la gauche sur Hobbermerkade et on fait un petit coucou à Viktor et Rolf avant d'arriver sur Museumplein, la place des Musées. On y trouve le Rijksmuseum (le musée national, où l'on retrouve Rembrandt, Vermeer, Hals et la porcelaine de Delft), le Van Gogh Museum (qui porte bien son nom) et le Stedelijk (le musée d'art contemporain, qui a temporairement déménagé près de la gare centrale).

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De Museumplein, on peut aussi admirer le Concertgebouw, la salle de concerts classiques. Encore un petit effort. Sur Van Baelerstraat (qui borde la place) on tourne à droite pour se retrouver bientôt près d'une entrée du Vondel Park, le grand parc de la ville. Bon, un parc est un parc hein, mais après toute cette marche vous avez bien le droit de vous allonger sur la pelouse au bord du lac !

Ceci est mon itinéraire préféré (conçu par moi-même, c'est la balade que je fais faire à chacun de mes invités). Vous avez vu le principal de la ville sans monter une seule fois dans un tram ni sur un vélo ! Ca se fait facilement en une journée (stops musées, shopping, etc... exclus), Amsterdam est une toute petite ville.

J'imagine qu'à ce point plus personne ne lit, ça doit faire belle lurette que vous êtes endormi(e)s (ou passé au prochain blog), mais si par miracle quelqu'un est arrivé au bout de cette note, n'hésitez pas à me faire signe par commentaire pour que je n'ai pas l'impression d'avoir écrit ça pour rien ;-)

Et pour les intéressé(e)s, cliquez sur les liens, ils renvoient à des photos ou des informations plus complètes.