vendredi, 16 mai 2008

Le sport est dangeureux pour la santé, à consommer avec modération

J'adore faire des découvertes qui arrangent ma vision des choses de la vie. Comme par exemple, contrairement à ce que tout le monde semble croire, le sport est dangeureux pour la santé. Si, si, j'ai des preuves.

Il y a quelques temps, je vous faisais part de mes premières impressions sur les australiennes, et notamment sur leur passion frénétique pour le sport. Au-delà d'être des fitness freak, les australiennes ont une addiction sans borne au sport féminin national, le netball. Ne me demandez pas exactement ce que c'est, les aussies ont le chic pour réinventer les sports à leur sauce, mais en gros ça ressemble au basketball. 

Et bien il est où le problème? Le problème c'est que c'est un sport dangeureux de toute évidence, puisqu'après s'être adonnées aux joies du netball pendant leur vingtaine, les aussies passent leur trentaine dans un bloc opératoire à se faire reconstruire les genoux, lors de chirurgies coûteuses et douloureuses . Et je ne parle pas là d'un cas isolé, autour de moi rien que trois personnes viennent de passer sous le scalpel. Et si ce n'est pas le netball, c'est à cause de cyclisme trop intensif, ou d'ailleurs n'importe quel autre sport pratiqué à haute dose. Voilà, si ça ne vous donne pas envie d'arrêter la gym tout de suite, je ne sais pas quoi faire.

Ca a aussi pour double effet kiss cool que les australiennes ne découvrent les régimes qu'à 30 ans. Effectivement, pas besoin de se soucier de ce qu'on met dans son assiette quand on fait du sport à haute dose, puisque aussitôt avalé, aussitôt brûlé. Les problèmes arrivent quand on n'a plus le droit d'en faire du sport à cause de ligaments morts et qu'on grossit à vue d'oeil vu qu'on n'y connaît rien en diététique et seulement en abdos fessiers. Vous voyez, moi je n'ai pas du tout ce problème, vu que je prends du poids depuis que la puberté a posé son doux regard sur moi. 

Bon sinon, à part développer des théories bancales qui n'intéressent que moi, j'ai aussi fait des découvertes passionnantes.

L'Australie, non contente, d'être à mille lieues du reste du Monde, se trouve aussi diamétralement opposée sur tous les sujets de société.

Le chômage? Connaît pas! Le pays est actuellement en situation de plein emploi. La dernière fois que c'est arrivé en France, je n'étais même pas née. Sans vouloir faire un cours d'éco, on parle de plein emploi quand le taux de chômage est inférieur à 4 % La situation est telle que les entreprises se battent pour garder leurs meilleurs employés et pour piquer ceux des autres, tellement il y a une pénurie de "bons" employés. Moi qui cherche un poste à temps plein (je freelance en attendant), je n'ai que l'embarras du choix. J'ai eu le luxe de pouvoir refuser trois offres d'emploi jusqu'à maintenant, parce que je sais que je peux attendre qu'un meilleur poste arrive... Des centaines d'annonces sont postées chaque jour, et à raison de deux/trois entretiens par semaine, ça ne devrait plus tarder. Et inutile de dire que ce sont des conditions idéales pour négocier un salaire moelleux.  

Qu'est ce qu'ils font d'autre de différent? Des bébés. A foison. Je crois que je peux dire sans trop m'avancer que le vieillissement de la population n'est pas un souci australien, car tout le monde est occupé à repeupler le pays. Difficile de croiser une femme entre 25 et 35 ans qui ne soit pas enceinte. Ou alors elle pousse un landau tout frais. Et souvent les deux à la fois (et oui, il faut pas traîner, des fois qu'il y aurait des ruptures de stock de bébés). Le plus ironique dans tout ça, c'est que les australiennes ne touchent pas de congé maternité. Chaque entreprise a le choix de ce qu'elle donne et souvent c'est nada. Les femmes enceintes choisissent la durée de leur congé, et pendant tout ce temps elles ne touchent absolument rien, ou un tout petit quelque chose si elles travaillent pour une super boîte très consciensieuse. 

En contrepartie, il y a le "baby bonus" (voué à disparaître bientôt): A$ 4258 (soit 2600 €) donné par le gouvernement pour chaque enfant né et qui selon l'adage populaire fait le bonheur des vendeurs de télés à écran plat. Autant pour l'éducation des enfants. 

Parmi tous ces couches et biberons, l'important, quand on est un couple DINK (Double Income No Kid) et fier de l'être, c'est de rester sur ses gardes, car tout le monde vous attend au tournant. Un petit coup de fatigue, un peu d'embonpoint, il n'en faut pas plus pour éveiller les soupçons. Je songe grandement à commencer à porter ma plaquette de pilules en pendentif, ça m'évitera de devoir répondre "non, toujours pas enceinte, merci" toutes les deux minutes. 

What else? C'est de bonne guerre, les australiens se soucient autant du reste du Monde, que le reste du Monde se soucie d'eux. C'est-à-dire très peu. Et je crois pouvoir annoncer sans trop m'avancer que leur mot préféré est "overseas" (outre-mer). Pour un australien lamdba, peu importe d'où tu viens, tu es directement étiquetté d'overseas. C'est vrai qu'être américain, français ou chinois c'est un peu la même chose non?

Paradoxalement (ou pas). Il y a une fascination extrême pour toutes les choses européennes. Par exemple, tous les quartiers un peu chic d'une ville sont appelé "Paris end", ie. "the Paris end of Collins street". Les adjectifs "européens" et "français" sont utilisés à outrance pour décrire tout et n'importe quoi: "French doors" pour décrire un certain type de porte (toujours pas compris lesquelles) "kitchen with European style appliances"  (là encore, je ne comprends pas trop, pour avoir voyagé un peu, je peux vous dire que les frigos sont à peu près les mêmes partout), "French cuffs" (désignent des manches de chemise à boutons de manchettes), et le top de ce qui ce fait de mieux un yaourt goût "French cheesecake".

Alors là, permettez-moi de vous demander pardon, mais si il y a une chose qui n'est absolument pas française, c'est bien le cheesecake!

 

Edit: On me souffle en coulisses que le baby bonus ne disparaîtra que pour les gens riches. Voilà comme ça vous savez tout.  

vendredi, 11 avril 2008

La chasse aux trésors

Nombre d'entre vous m'ont posé la question ultime  "trouves-tu ton bonheur dans les boutiques melbourniennes?". La réponse est oui, 1000 fois oui. Trop même par rapport à la sensibilité de ma carte bleue.

 

Côté shopping je m'éclate. D'abord je découvre de nouvelles marques tous les jours (Willow reste une de mes préférées, j'aime tout!), m'aventure dans de nouveaux quartiers (en même je visite la ville), et surtout parcours sans relâche les outlet stores, très très nombreux.

Et oui ils sont comme ça ici. Chaque marque a son/ses outlet store/s, où elle vend ses collections passées à des prix dérisoires. Et puis il y a des soldes toute l'année. Chez Witchery, par exemple, après quelques semaines de vie à plein pot, chaque fringue passe direct dans la case "soldes", et son prix descend de semaine en semaine jusqu'à ce qu'il y en ait plus. Toute est dans la patience donc. Et aussi dans la traque sans relâche de la bonne adresse, sans hésiter à sortir des sentiers battus car c'est là qu'on y trouve, par exemple, une robe Chloé en soie à 150 € (laissée sur le portant malheureusement, il faut savoir faire des choix).

 

Mais trêve de blabla, voici en images, un aperçu de ma chasse aux trésors de ces derniers mois:

Une robe Decjuba (sort de Kookaï), qui répond plutôt très bien à mes critères de robe d'été, payée environ 29 € et portée tout l'été (oui maintenant c'est l'automne, même s'il a fait 25 degrés toute la semaine)

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Un top Et Vous en soie bleu nuit avec papillons noirs (trouvé dans une boutique de déstock au fin fond de la campagne en même temps que la robe Chloé), payé moins de 30 €

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Une jupe boule violet profond Modtsrom (marque danoise assez funky) toute en soie, chopée chez Diva Scandinavia (une boutique consacrée aux marques scandinaves, vous imaginez mon bonheur), pour environ € 15 (pour une raison que la raison ignore elle ressort bleu vif sur la photo, alors qu'elle est d'un beau violet pur)

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Un haut Country Road à plis, noir brillant "effet mouillé" saison actuelle, pour environ 45 €  (et un manteau en laine collection actuelle pour 60 € soldé - 75%)

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Et mes fameuses sandales jaunes Nude, qu'on ne présente plus, toutes en cuir, payées environ 15 € en fin de fin de soldes

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Donc oui, tout ça pour dire oui, je trouve mon bonheur. Heureusement que ma première paye de l'année soit tombée hier! 

lundi, 10 mars 2008

Propaganda

"Mais elle a pas un peu fini oui ?" Vous direz-vous. Non, elle ne fait que commencer. D'accord ça ne vous intéresse probablement pas mais quand même, je vous encourage vivement à cliquer sur la vidéo ci-dessous. Il s'agit d'une publicité pour la ville de Melbourne, qui date un peu mais qui est très intemporelle. J'adore ce spot: un bel usage du concept de labyrinthe, une très douce et jolie fille (légèrement aspirée d'Alice et de  ses merveilles) et une musique inoubliable. Je ne me lasse pas de le regarder !

Bon et puis c'est la première fois en un an et demi que je poste une vidéo sur ce blog, ça doit valoir le coup, non ? Surtout n'oubliez pas de mettre le son, la musique fait le spot !

 

vendredi, 07 mars 2008

Fashion Week, what to wear ? (BIS)

Je crois que ma tenue pour assister au deuxième jour de défilés (enfin deuxième pour moi, car il y avait des défilés toute la semaine) a plutôt bien marché. D'abord je me suis fait une copine dans le tram qui a absolument voulu savoir où j'avais, si joliment habillée. Elle m'a même proposé un job dans une boutique ! Les australiens sont très  "friendly" comme ça, tous les jours dans le tram je vois des inconnus qui commencent à se taper la causette et à se raconter leurs vies, je sais pas vous mais moi je n'ai jamais vu ça ailleurs.

Ensuite, toujours dans le tram, une dame plus âgée m'a demandé idem où j'allais dans ma jolie tenue. A ma réponse, son ami m'a annoncé que ses deux filles étaient parmi les mannequins de la Fashion Week, qu'elles étaient super skinny et qu'il préferait les filles comme moi, avec des formes tout en faisant des gestes assez suggestifs avec ses mains. Comme je n'aime pas trop parler de la taille de mes seins avec des inconnus, j'étais plutôt contente d'arriver enfin à destination, et de prendre encore une fois, mon shoot de street style. Comme je l'ai dit hier, j'ai rarement vu autant de nanas si bien sapées d'un seul coup. J'ai particulièrement admiré les chaussures, vous savez comme elles sont chères à mon coeur.  

Quant au défilé en soi, j'ai toujours été moyennement impressionnée. J'ai remarqué que les mannequins étaient les mêmes que la veille, et je me suis fait exactement les mêmes réflexions: être trop maigre c'est moche, vraiment et savoir marcher ça aiderait pour être mannequin, même si la grâce on est d'accord ça ne s'achète pas. Mais aussi surtout, je me suis demandée comment j'étais sensée m'identifier moi, à voir ses robes bustier dont on dirait qu'elles vont glisser à tout moment tellement les filles qui les portent sont plates. Et de conclure que finalement je préfère que mes grosses fesses aient du mal à rentrer dans des pantalons, plutôt qu'avoir l'air d'être passée sous un rouleau-compresseur (et de faire la geule par-dessus le marché).

Côté créateurs, un seul nom a vraiment retenu mon attention, une marque melbournienne, White Suede, dont je reparlerai bientôt.

Ah et ma tenue alors ?

Toute fraîche sortie du pressing, je n'ai pas résisté l'envie d'enfiler mon autre robe Vanessa Bruno, surtout quand je me suis aperçue qu'elle allait plutôt bien avec mes sandales Chie Mihara, qui elles n'ont plus n'avait pas eu l'occasion de mettre une semelle dehors. Comme je susi à la bourre, j'attrape Michel sans trop y croire, mais finalement j'aime plutôt la combinaison de couleurs. Une paire de pendants fleuris Pigrim sur mes oreilles et c'est parti !


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PS: Chie, tu mérites le prix Nobel de la shoes: un tel confort, une telle stabilité sur 8 cm de talons, c'est un rêve devenu réalité pour toutes les handicapées de la terre ,mais surtout pour moi. Je t'aime d'amour babe (oui je sais, je m'emporte).

jeudi, 06 mars 2008

Fashion Week, what to wear ?

Question existentielle s'il en est, que porter pour se rendre à des défilés pendant la Fashion Week ?

Autant le préciser tout de suite, mon but n'était pas de rivaliser avec les fashionistas dont c'est le métier. Inutile de préciser que je n'ai pas leur compte bancaire et que je n'ai surtout leur taille 36. Non mon but à moi c'était de me faire plaisir et de m'habiller comme j'aime: féminin chic, ce que je n'ai pas eu l'occasion de faire beaucoup depuis que je suis arrivée ici (il paraît que la robe créateur pour aller chez Ikéa, c'est déplacé).  

Pour le Jour 1, le choix n'a pas été si difficile que ça. Mes sandales à bride Gaspard bleu électrique furent une évidence puisqu'elles n'avaient pas encore eu l'occasion de fouler le goudron de leurs semelles dorées. Avantage certain, elles ont tendance à "faire" une tenue, pas vraiment besoin d'en rajouter sur d'autres fronts.

Ensuite le choix de la robe, plutôt facile aussi puisque chez moi les derniers arrivés sont toujours les premiers servis. Et aussi parce que le noir étant la couleur officielle de Melbourne, j'étais sûre d'être dans le ton (de nombreuses rédactrices de mode ne jurent que par le noir, je veux dire uniquement par le noir. J'ai beau adoré cette non couleur, je trouve ça un peu triste, il y a tellement de couleurs dans l'arc-en-ciel, il me serait bien impossible de n'en choisir qu'une).

Là-dessus, rien de telle qu'une pochette noire et bleue, j'ai nommé Michel. Et le tour est joué. La tenue est simple, loin d'ête à la pointe de la mode mais garantie anti-faux pas et rapport confort/style plutôt réussi.

Pour réhausser la sobriété de la chose et pour le fun, mon sautoir lunettes, shoppé chez Urban Outfitters lors de mon séjour à Londres et bien sûr, mes Wayf que je ne quitte pas.

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Et pour mon deuxième défilé aujourd'hui, les candidates se bousculent... 

 

Quant au show en soi, j'ai adoré voir toutes les filles arriver dans la salle (apparemment j'étais unfashionably arrivée trop tôt), des tas de looks à admirer (et aussi quelques unes qui ont "osé" débarqué en short/débardeur, même s'il a fait très chaud hier ce n'est pas une excuse). Et à la sortie, aucun streetstyle hunter. Je trouve ça dommage que personne n'ait encore vraiment attrapé le filon en Autralie (enfin du moins à Melbourne) quand on voit les photos des street style hunters partout ailleurs (par exemple à NY, Londres et Paris, notamment les talentueuses Géraldine et Garance), il y aurait eu de quoi faire de terribles photos avec tous les looks aperçus... Bref, côté créateurs, trois noms ont particulièrement retenu mon attention: Aurelio Costallera, Mad Cortes et Nicola Finetti. Je vous en reparle bientôt.

Ah et pour finir une petite précision sur la Fashion Week Melbournienne. Contrairement aux Fashions Weeks traditionnelles, celle-ci est principalement dédiée aux vous-et-moi et les collections présentées sont celles qui viennent de sortir c'est-à-dire Automne-Hiver 2008, pas celles de dans 6 mois. Au début j'ai été un peu déçue de découvrir que l'évènement n'était pas vraiment professionnel, mais tout bien réfléchi je trouve que c'est une super initiative de la ville, de célébrer les créateurs australiens et de les faire découvrir au grand public. 

vendredi, 29 février 2008

It's Fashion Week !

Et oui, c'est la Fashion Week aussi en Australie et plus précisement à Melbourne. Vous imaginez mon excitation à être sur les lieux du crime d'autant plus que la Fashion Week ici est très publique, il y a beaucoup d'évènements ouverts à tous, payants ou gratuits. Donc devinez qui va assister à deux des six shows (chaque show présentant les défilés de 5/6 createurs) ? et oui c'est Bibi !

C'est aussi l'occasion parfaite de continuer enfin ma série sur mes créateurs étrangers préférés (légèrement mise de côté durant mes trois mois de voyage) et bien sûr de mettre l'accent sur les créateurs australiens. J'en découvre tous les jours et je suis extatique (???). Comme la plupart d'entre eux sont très peu connus Outre-Mer, c'est comme découvrir des secrets cachés. Je suis tout à fait charmée par la plupart des créateurs qui ont croisé mon chemin jusqu'à présent. Je n'arrive encore à bien mettre le doigt dessus, mais il y a quelque chose qui me plaît terriblement chez les créateurs australiens. Peut-être est-ce (je généralise bien sûr) leur ouverture aux couleurs vives, ou bien leur interprétation simple et efficace de la mode... En fait le mot qui me vient à l'esprit c'est "accessible". Accessible autant dans les vêtements eux-mêmes que dans les prix, beaucoup moins élevés selon moi que chez leurs homologues européens par exemple (encore une fois je généralise, je rentrerai plus dans les détails au fur et à mesure).

 

Pour le moment trêve de blabla, place aux beautés, et je commence avec Willow, la marque de l'australienne Kit Willow, réputée pour son usage du drapé. Voici une sélection de mes silhouettes préférées des collections précédentes (été et hiver). Malheuresement, pas possible d'assister à son défilé, puisque la demoiselle présente ses collecs à New York.

 

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Si vous souhaitez vous rafraîchir la mémoire sur mes posts sur d'autres créateurs australiens, voir Alannah Hill ou Alice McCall

jeudi, 07 février 2008

Deux semaines plus tard...

 

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Deux semaines déjà, deux semaines c'est tout ! En vérité, j'ai l'impression que ça fait beaucoup plus longtemps que je suis ici.

Bizaremment je n'ai eu absolument aucun problème à m'adapter au changement de saison. Passer des gros manteaux aux bikinis, no souci. Enfin dans ce sens-là forcément... Quand je rentrerai en France, je crois que ce sera une autre histoire ! Bon il faut dire aussi que je n'ai pas eu "encore" à subir des températures vraiment hautes, comme les 42 degrés qu'il a fait aux alentours de Noël. Pour le moment une moyenne de 30 degrés me convient tout à fait. Je n'ai même pas trop de coups de soleil. Enfin juste le nez, les épaules, le décoletté...

 Ce qui m'amène à mon point numéro 1 d'aujourd'hui: ne jamais jamais oublier la crème solaire. Parce que même quand il n'y a pas de soleil et ben il y en a quand même, si si même quand il y a plein de nuages et du vent. Ca y est j'ai appris ma leçon. 

Et puis ici, le soleil c'est l'ennemi public numéro 1. Le crime ultime consistant à faire la crèpe sur la plage aux heures fatidiques. So OUT. So dangerous. Le cancer de la peau, tout le monde n'a que ça aux lèvres. Il y a des pubs à la TV, des articles dans les journaux, la fondation contre le cancer a même sa propre marque de crème solaire. La gamme ne descend pas en dessous de 30 d'indice évidemment. D'ailleurs aucune marque ne s'y risque. Car bronzer ici c'est la dernière lositude. C'est pour ceux qui n'ont rien compris et qui veulent attraper la mort, voyez. Et puis s'il vous prenait quand même l'envie d'un petit hâle, il suffit d'ouvrir n'importe quel magazine pour vous ragouter des photos de personne atteintes du cancer et de leurs cicatrices immondes. A y est vous êtes guéris. 

Si vous n'avez pas encore peur de mettre un pied dehors, voici une autre raison. Le soleil peut vous tuer, ok mais il n'est pas le seul. L'Australie abrite aussi les animaux les plus dangeureux au Monde. Serpents, araignées, méduses, take your pick. Et puis là aussi, difficile d'ignorer cette info. Croyez-moi j'ai beau essayer mais ce n'est pas évident. Il y a des documentaires, des livres (dans la section tourisme sur l'Australie, de quoi donner envie de voyager), des mythes urbains. Tout le monde y va de son histoire sur la redback ou la white towel (deux espèces d'araignées mortelles, j'apprends vite hein?). D'ailleurs alors que je vous écris, il paraît qu'il y en a dans l'abri au fond du jardin, soit à 10 mètres de moi. Non pas que j'irai vérifier, remarquez. 

A part ces petits détails légèrement facheux, ici c'est un petit paradis. Je reviens de 3 jours dans la campagne, à faire du bateau et regarder les koalas dormir dans les Eucaplyptus, dans des postures incroyables, êxtremement paisibles. Par contre, nous avons fait chou blanc sur l'île aux kangourous, trop tôt pour eux (à 10 h du mat les paresseux) a priori, donc je n'en ai pas encore vu un ! Enfin sauf en dessin sur un panneau, mais je crois que ça ne compte pas.

What else ? Ah oui j'emménage demain dans une petite beauté d'appartement, premier jour en trois mois où je serai chez MOI, à dormir dans MON lit ! Ca se fête non ?  

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mardi, 29 janvier 2008

Melbourne, première

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Enfin quelques petits mots sur mon arrivée et mes débuts à Melbourne !

Alors, attention clichés:

Le vol, c'est long (j'avais prévenu pour les clichés), genre vraiment long. Surtout quand on arrive pas à dormir dans l'avion. Mais en fait, surtout quand c'est si loin.

Le jet-lag: plutôt bien géré, au vu des 37 heures passées sans quasi dormir avant. Le truc étant de s'adapter à l'heure locale dès le départ et de ne pas aller faire de sieste crapuleuse en plein après-midi, aussi tentant soit-il. Très tentant même. Mais non. Du coup vu que l'horloge biologique est totalement perturbée pendant le vol (on passe du jour à la nuit au jour en quelques heures), elle est plutôt contente de trouver un rythme auquel s'accrocher quand on arrive.

Les gens, adorables, comme on m'avait prévenu. Les vendeuses qui courent dans tous les sens pour vous rendre des services, genre appeler toutes les boutiques pour voir si elles ont votre taille, moi je vote pour. Même les agents immobiliers qui sont sensés être horribles sont très sympas.

Les amis de M.C. aussi, m'ont adoptée en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Les filles ont déjà prévu de m'emmener dans le plus grand shopping center de la ville et dans une boutique de chocolats réputée. Le paradis quoi.

Le beau temps. Y a pas à dire, c'est bonheur, chaleur. Jusqu'à maintenant on n'a pas dépassé les 32 degrés et les gens se plaignent que l'été est bof, mais moi je savoure. Pas besoin de se prendre la tête à savoir quel temps il fait demain, on sait déjà. Et pour s'habille c'est juste une évidence: une robette et une paire de sandales et c'est parti !

Le shopping. La vraie bonne surprise. J'avais mes doutes, je dois l'avouer. Il faut dire que j'ai un sacré appétit en la matière. Bien sûr cela fera l'objet de vraies notes mais en deux mots: plein de marques craquantes à découvrir, des prix un peu moins élevés qu'en Europe, un choix monstrueux, et des centres commerciaux entiers dédiés aux outlets. Deux exemples: vu des jeans Levis à partir de 25 € et chopé une robe French Connection pour 30 €. Ajoutés aux vendeuses adorables, je dis triple banco. 

Bon et sinon j'ai le droit de faire ma crâneuse deux minutes ? J'ai la plage à deux pas (en ce moment en tout cas), la mer est très bonne et les couchers de soleil magnifiques.  Les vraies vacances quoi.

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dimanche, 04 novembre 2007

De ma (peut-être) future fenêtre...

Melbourne Night Skyline

 

Vue de Melbourne sur la Yarra River.

vendredi, 19 octobre 2007

Note un peu émotionnelle et en retard, car prévue pour hier

Oui le titre est tout pourri, mais c'est l'émotion je vous dis !

Il n'y a pas de manières non niaise de dire ces choses-là alors tant pis: je voulais vous remercier du fond du coeur pour vos commentaires sur ma note "Le Loto, à qui le tour ?" (j'espère que tout le monde avait compris le titre, si vous avez besoin de vous rafraîchir la mémoire, ou que vous n'êtes simplement pas un enfant de la télé, allez voir par ici.)

Je me fais souvent la remarque (oui je parle à moi-même régulièrement, d'ailleurs on est souvent d'accord, c'est pratique) que bien que vous soyez bien moins nombreuses que sur les blogs de filles "leaders", j'ai la chance d'avoir des lectrices très agréables, drôles, sympas et intelligentes et très peu d'exceptions à la règle. Bon cette phrase est grammaticalement en vrac mais ce que j'essaye de dire c'est que vous mes lectrices, vous êtes topy topy, petites en quantité, grandes en qualité et c'est tout ce que j'aime (pour de vrai, hein, c'est pas un fausse allusion au Mc Do, faut pas abuser quand même).

 Bref donc je disais que je savais que vous étiez la crème de la crème des lectrices, mais ce que j'ignorais, c'est le nombre d'expats qui passent par ici... Et bien il faut vous manifester plus souvent jeunes filles !!!

En tout cas, maintenant je peux me détendre, vous savez ! Ca peut paraître bête hein, mais depuis 3 semaines que je pratique, j'avoue qu'annoncer autour de moi "je pars vivre à l'autre bout du monde dans 3 mois", ce n'est pas une mince affaire. J'ai eu le droit à toutes sortes de réactions et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est émotionnellement chargé toute cette affaire. Il y a déjà eu pas mal de larmichettes de tous bords et c'est pas facile facile à gérer. Bon je vous rassure hein ma famille et mes amis proches savent depuis bien plus longtemps, je les ai préparés psychologiquement pendant plusieurs mois avant de lâcher la "bombe".

Et puis une fois que j'ai annoncé ma big news, j'assène le coup final, le truc que personne ne voit venir et qui choque tout le monde sans bien que je saisisse pourquoi. Tant qu'à changer de ville, de pays, de continent, de culture, de style de vie, de nourriture, de climat, d'amis, j'ai décidé d'y aller franco et de me faire le "special package". J'ai décidé que pendant que j'y étais, j'allais aussi changer de boulot, ou de carrière comme on dit pompeusement. 

Parce que, je vais vous dire un truc, quand, à 25 ans, on commence à perdre ses cheveux à cause du stress causé par son boulot, et qu'on se lève chaque matin avec des palpitations, on se dit qu'il y a peut-être une erreur dans l'énoncé. Et qu'il faudrait peut-être se poser des questions. Et qu'il faudrait voir à prendre des dispositions avant de devenir chauve. Donc j'ai pris les choses en main. Trois mois de break pour me remettre de ces très intenses dernières années et réfléchir à ce que je veux faire. J'avoue que je ne me fais pas trop de soucis, l'Australie est en plein boom économique et il y a du boulot dans tous les sens. 


Mais bref, l'important c'est que je ne sois pas encore partie. Par la même occase j'ai quelques trucs à préciser:


Vendredi 13 ne s’arrête bien évidemment pas là. Vous croyiez être débarassées de moi si facilement ? Ah ah ah. Je suis un pot de glue moi Mesdames, j’y suis j’y reste.

Bon en fait ce n’est pas tout à fait vrai, Vendredi 13 arrive un peu à bout de souffle (disons que j’en ai marre d’être un jour de la semaine) et ce blog va probablement changer de nom très bientôt, mais ce sera le seul changement. Me demandez pas quand car j'en ai aucune idée, j''hésite encore entre deux noms un peu plus distingués et je pige pas à grand-chose à tout l'aspect technique de la chose, donc un jour peut-être, quand je serai de bonne humeur.

Le contenu du blog ne va pas non plus changer, si ce n’est que je vous parlerai sûrement de mes trouvailles shopping en Australie et qu’on sera un peu décalées côté saison, mais vous m’en voudrez pas quand je vous parlerai de mes coups de soleil en Février hein ?

Tout aussi important, je vais passer plusieurs semaines en France en Décembre et en Janvier avant de partir, et je souhaite organiser un petit truc pour pouvoir rencontrer bloggeuses et lectrices de tous horizons. Je sais qu’il y a des soirées organisées tous les 4 matins donc on verra comment ça s'arrange tout ça, mais j’aimerais beaucoup rencontrer toutes celles qui le souhaitent lors de mon passage en France et notamment sur Paris. Donc dîtes-moi ce que vous en pensez et on en reparle.

Quoi d'autre ? Ah oui je pars bien à Melbourne et pas à Sydney. Je vis avec un Melbournien pur souche et à la maison, il est absolument interdit de dire quoique ce soit de bien sur Sydney, sinon y a fâcherie. Pour la petite histoire, les deux villes sont en compétition permanente. Il fut un temps où Melbourne était la capitale de l'Australie, puis Sydney a fait sa jalouse et lui a disputé le titre. S'en sont suivies des chamailleries sans fin qui n'ont pu être résolues que par la création d'une nouvelle ville entre les deux, Canberra, élue capitale pour calmer les jalousies des deux autres. Voilà comment la capitale de l'Australie est une ville apparemment toute pourrie où personne ne va jamais et pas Sydney, contrairement à ce que beaucoup de personnes croient.

Donc mon cerveau bien lessivé a retenu que: à Sydney, il y a beaucoup plus d'araignées et on n'aime pas ça les araignées - Sydney c'est pas bien, c'est vilain - à Sydney, il fait encore plus chaud l'été - Melbourne est la capitale Fashion du pays (ça c'est pas une info que je risque d'oublier) - Melbourne est meilleure côté restos, style de vie, et coût de la vie aussi. Chaque soir, M.C. me fait répéter mes leçons des fois que je m'égarerais du droit chemin. Et impassible, il finit souvent par "Sydney c'est plutôt Los Angeles et Melbourne plutôt New York". Il sait me parler ce jeune homme parce que comment vous dire, entre LA et NY pour moi y a pas photo...

Mais je sens que vous vous en foutez un peu et vous avez bien raison. C'est comme si on expliquait à un chinois la différence entre Paris et Marseille. Donc bref.

Bon ce sera tout pour aujourd'hui, je vous ai assez raconté ma vie pour cette semaine !