jeudi, 19 juin 2008

Comment je me suis réconciliée avec mes cheveux

P1030688.jpgComme à peu près toute fille qui se respecte et qui n'a que ça à penser, je vis en conflit permanent avec mes cheveux. Je t'aime moi non plus, je te coupe, tu boudes, je te colore, tu t'emballes, je te hais et tu me le rends bien...

Il faut dire que dans ma jeunesse (oui oui j'ai le droit de parler comme une vieille maintenant), j'ai comme qui dirait largement exploité le concept d'expérimentation. En coupes je suis passée de raides comme des baguettes à petit caniche frisé, de dégradé intensif à un centimètre sur le crâne, d'ondulations subtiles à de grosses anglaises.

La couleur n'a pas été en reste... Je suis née avec un casque blanc sur la tête, qui bien a évidemment foncé pour atteindre un blond clair, qui bizarrement rend roux sur la plupart des photos au soleil (mais pas du tout en vrai). Ca c'est pour la naturel. Mes années lycée m'ont vu décolorée, auburn, rousse, rose, violette, brun clair et orange. Tout ça à la suite mais dans le désordre. Pas forcément voulu (pour le rose et l'orange) mais les colorations très foncées ont tendance à "réagir" sur les cheveux très clairs... 

Maintenant que ma crise d'adolescence est passée et avant que les premiers cheveux blancs ne se pointent (ma maman en avait éjà à mon âge), j'ai décidé de revenir à mes racines et de faire avec ce que j'ai: des cheveux blonds qui varient avec les saisons, très raides, secs fins et épais à la fois (si si c'est possible) et qui, comme les chats, ronronnent sous les caresses, mais grognent si on les prend à rebrousse poil...

Depuis un an et demi, j'ai entrepris la seule et unique chose que je n'avais jamais essayé: les cheveux longs. Si je vous dis que je suis l'impatience personifiée et que ado je n'arrivais pas à assumer d'être un cliché ambulant (grande blonde aux yeux bleus), je pense que ça suffit à expliquer pourquoi j'ai passé 25 ans sans cheveux "de fille".

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Apparemment j'ai de la chance, ils poussent plutôt vite et approche le bas de mes omoplates (partis d'un carré mi-oreille en décembre 06). Ce que j'ignorais bien sûr, c'est que les cheveux longs apportent avec eux leur lot de problèmes: temps de séchge plus long, sécheresse extrême sur la moitié de la longueur, aplatissement total autour du visage (aucun volume...) et coiffage ingérable. Mais ce n'était qu'un challenge de plus à relever. Après tout, à 16 ans, je passais bien 15 minutes avec mon pot de gel à "monter" mes cheveux violets en pique sur la tête tous les matins...

Tout ça pour dire que ça y est, juin 2008, mes cheveux et moi, on s'aime comme au premier jour...  Avec l'aide de quelques petites babioles quand même...

D'abors j'ai du me défaire de mon habitude à me laver les cheveux tous les jours. Je déteste les cheveux du lendemain qui poissent à mesure que le jour avance, mais j'y ai gagné côté sécheresse. Mes cheveux sont plutôt sains, surtout comparés à la botte de foin que j'avais avant.

Ensuite, une à deux fois par semaine, j'applique un après-shampooing sans rinçage. J'adore les produits John Frieda car ils sentent super bons et laissent les cheveux doux, mais je suis sûre qu'il y a plein d'autres marques qui le font tout aussi bien. Mis à part une délicate odeur, ça aide à passer l'épreuve du sèche-cheveux mais aussi et surtout celle du soleil...

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Ensuite, un petit coup de sérum restructurant sur les pointes. Pas besoin de "graisser" l'ensemble de la chevelure alors que ce sont les pointes qui souffrent le plus. Encore une fois, ça rend le séchage plus facile mais surtout ça ralentit les fourches et je n'ai plus besoin de me les faire épointer tous les 3 mois (maintenant c'est plutôt tous les 5 mois). 

Un autre petit truc: je fais tourner les shampooings, pour éviter que mes cheveux s'habituent et s'alourdissent (surtout avec les shampooings pour cheveux secs au bout d'un moment). J'alterne avec des shampooings à la camomille ou des shampooings disciplinants et je change de marque régulièrement.

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Et puis, jouissance ultime, j'ai enfin la coupe dont je rêvais depuis si longtemps. C'est en partie en voyant cette photo de Reese que j'ai voulu me laisser pousser les cheveux.  Et c'est maintenant chose faite. Cerise sur le gateau: c'est une amie coiffeuse qui m'a fait la coupe, pour une  bouchée de pain. Finies les crises coiffeuses!!!!

 

Mais le vrai truc qui a changé la vie de mes cheveux, c'est mon nouveau lisseur céramique. Une importante découverte que j'ai faite depuis mon arrivée en Australie. Ici toutes les filles ont des lisseurs céramiques, même celles (comme moi) qui ont les cheveux super raides. Je ne comprenais pas du tout, je croyais que c'était fait pour lisser les cheveux frisés. Et puis un jour on m'en a tendu un et ma vie a changé. En 30 secondes j'ai compris pourquoi les cheveux de Reese (et de toutes les autres) avaient l'air si lisses, si disciplinés, si "sortie de chez le coiffeur". Et maintenant c'est bonheur... j'ose à peine cette fin toute pourrie mais c'est vrai... je fais ce que je veux avec mes cheveux.