lundi, 19 novembre 2007

Mood

Les périodes de transition me donnent toujours un sentiment de désagréable, d'inconfortable. Ces périodes où l'on a déjà tourné la page dans notre tête mais pas encore dans la réalité. C'est ce que je vis en ce moment. Mes deux dernières semaines dans cette vie. C'est plus qu'une ville que je quitte, c'est aussi bien sûr des amis, collègues, un boulot, un appart, des paysages romantiques, mes endroits préférés, un climat, une culture et toutes mes habitudes... non pas que je vais regretter le climat, ou la culture qui ne me convenait pas trop, et je pense que les habitudes sont faites pour être bousculées, mais en ce moment, tout a tendance à me rendre nostalgique.

 C'est une période presque irréelle où tout ce que l'on a pris pour acquis pendant des années disparaît devant nos yeux, où l'on passe plus de temps avec des amis perdus de vue il y a deux ans qu'avec ceux qui comptent vraiment, où l'on doit s'expliquer, voire se justifier des choix que l'on a fait, et qui, même s'ils sont déjà de l'histoire ancienne pour nous, continuent de subjuguer la population. D'ailleurs, pour casser l'effet OMG*, j'en arrive à prendre mon air le plus détendu et lancer un super casual "oui bon je pars vivre à l'autre bout du monde, so what ?". Et puis comme j'aime bien torturer mes interlocuteurs juste pour rire, je rajoute généralement "un boulot ? Comment ça un boulot ? First things first, d'abord je vais me prélasser sur une plage pendant quelques semaines, le reste, gagner sa vie tout ça, c'est du détail". 

Je n'ai pourtant pas envie de bâcler ces dernières semaines en terre hollandaise, et je m'acharne à passer yet another** un coup de fil et à lancer yet another** une invitation à ma soirée de départ, mais mon impatience légendaire a très envie de fast-forwarder à dans quelques semaines. Est-ce pour cela que je commence déjà à m'occuper des cadeaux de Noël ?

Je redoute aussi le sentiment de "non-fini" qui ne va pas manquer de m'assaillir bientôt, celui-là même qui s'installe au moment de partir en vacances, quand on est sur le point de quitter la maison, et que même si l'on a tout passé en revue dix fois, l'impression d'avoir oublié quelque chose ne nous quitte pas... Je passe donc en revue toutes les personnes qui ont compté un peu ou beaucoup au cours de ces dernières années, tous les endroits où j'ai voulu aller, toutes les choses que j'ai voulu essayer, et j'en (re)découvre chaque jour plus, ce qui ravive de tas de souvenirs, d'une vie qui n'existe déjà plus... Tellement de gens que je ne reverrai plus, tellement de moments qui appartiennent déjà à un passé qui semble lointain...Ne vous méprenez pas, il y a aussi un tas d'amis proches qui prévoient déjà leurs vacances en Australie, mais ils sont une minorité par rapport à tous ceux qui ont croisé ma route au cours de ces trois dernières années...

En fait quitter une vi(ll)e en soi, même par choix, volonté, envie et désir, c'est plutôt déprimant. Résiliation de contrats, démission, états des lieux, déménagement, ... rien de très joyeux. On finit, on boucle, on tire le rideau. Puis vient le moment des derniers: derniers après-midi entre filles, dernier repas dans son resto préféré, dernière visite à L'amandier en Fleurs, mon tableau préféré de Van Gogh...

Je m'imagine déjà assise dans le Thalys, me retournant jusqu'au dernier des derniers moments pour apercevoir la dernière maison de briques rouges... Ce ne sera pas la première fois où il aura fallu jeter un dernier regard, un peu nostalgique mais pas trop larmoyant, en route pour une vie meilleure, je connaîs bien le sentiment... mais il reste le même à chaque fois. Au moment dernier, seuls les bons souvenirs ressurgiront, forts à faire douter, et apporteront avec eux un pincement au coeur qui ne s'évaporera qu'à la porte de cette nouvelle vie qui n'en peut plus d'attendre. 

 

* OH MY GOD ! = le genre de réaction que tu reçois quand tu annonces un changement de vie, donc

** Nan je me la joue pas je parle english, il y a des trucs qui ne se traduisent pas, c'est tout. 

vendredi, 19 octobre 2007

Note un peu émotionnelle et en retard, car prévue pour hier

Oui le titre est tout pourri, mais c'est l'émotion je vous dis !

Il n'y a pas de manières non niaise de dire ces choses-là alors tant pis: je voulais vous remercier du fond du coeur pour vos commentaires sur ma note "Le Loto, à qui le tour ?" (j'espère que tout le monde avait compris le titre, si vous avez besoin de vous rafraîchir la mémoire, ou que vous n'êtes simplement pas un enfant de la télé, allez voir par ici.)

Je me fais souvent la remarque (oui je parle à moi-même régulièrement, d'ailleurs on est souvent d'accord, c'est pratique) que bien que vous soyez bien moins nombreuses que sur les blogs de filles "leaders", j'ai la chance d'avoir des lectrices très agréables, drôles, sympas et intelligentes et très peu d'exceptions à la règle. Bon cette phrase est grammaticalement en vrac mais ce que j'essaye de dire c'est que vous mes lectrices, vous êtes topy topy, petites en quantité, grandes en qualité et c'est tout ce que j'aime (pour de vrai, hein, c'est pas un fausse allusion au Mc Do, faut pas abuser quand même).

 Bref donc je disais que je savais que vous étiez la crème de la crème des lectrices, mais ce que j'ignorais, c'est le nombre d'expats qui passent par ici... Et bien il faut vous manifester plus souvent jeunes filles !!!

En tout cas, maintenant je peux me détendre, vous savez ! Ca peut paraître bête hein, mais depuis 3 semaines que je pratique, j'avoue qu'annoncer autour de moi "je pars vivre à l'autre bout du monde dans 3 mois", ce n'est pas une mince affaire. J'ai eu le droit à toutes sortes de réactions et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est émotionnellement chargé toute cette affaire. Il y a déjà eu pas mal de larmichettes de tous bords et c'est pas facile facile à gérer. Bon je vous rassure hein ma famille et mes amis proches savent depuis bien plus longtemps, je les ai préparés psychologiquement pendant plusieurs mois avant de lâcher la "bombe".

Et puis une fois que j'ai annoncé ma big news, j'assène le coup final, le truc que personne ne voit venir et qui choque tout le monde sans bien que je saisisse pourquoi. Tant qu'à changer de ville, de pays, de continent, de culture, de style de vie, de nourriture, de climat, d'amis, j'ai décidé d'y aller franco et de me faire le "special package". J'ai décidé que pendant que j'y étais, j'allais aussi changer de boulot, ou de carrière comme on dit pompeusement. 

Parce que, je vais vous dire un truc, quand, à 25 ans, on commence à perdre ses cheveux à cause du stress causé par son boulot, et qu'on se lève chaque matin avec des palpitations, on se dit qu'il y a peut-être une erreur dans l'énoncé. Et qu'il faudrait peut-être se poser des questions. Et qu'il faudrait voir à prendre des dispositions avant de devenir chauve. Donc j'ai pris les choses en main. Trois mois de break pour me remettre de ces très intenses dernières années et réfléchir à ce que je veux faire. J'avoue que je ne me fais pas trop de soucis, l'Australie est en plein boom économique et il y a du boulot dans tous les sens. 


Mais bref, l'important c'est que je ne sois pas encore partie. Par la même occase j'ai quelques trucs à préciser:


Vendredi 13 ne s’arrête bien évidemment pas là. Vous croyiez être débarassées de moi si facilement ? Ah ah ah. Je suis un pot de glue moi Mesdames, j’y suis j’y reste.

Bon en fait ce n’est pas tout à fait vrai, Vendredi 13 arrive un peu à bout de souffle (disons que j’en ai marre d’être un jour de la semaine) et ce blog va probablement changer de nom très bientôt, mais ce sera le seul changement. Me demandez pas quand car j'en ai aucune idée, j''hésite encore entre deux noms un peu plus distingués et je pige pas à grand-chose à tout l'aspect technique de la chose, donc un jour peut-être, quand je serai de bonne humeur.

Le contenu du blog ne va pas non plus changer, si ce n’est que je vous parlerai sûrement de mes trouvailles shopping en Australie et qu’on sera un peu décalées côté saison, mais vous m’en voudrez pas quand je vous parlerai de mes coups de soleil en Février hein ?

Tout aussi important, je vais passer plusieurs semaines en France en Décembre et en Janvier avant de partir, et je souhaite organiser un petit truc pour pouvoir rencontrer bloggeuses et lectrices de tous horizons. Je sais qu’il y a des soirées organisées tous les 4 matins donc on verra comment ça s'arrange tout ça, mais j’aimerais beaucoup rencontrer toutes celles qui le souhaitent lors de mon passage en France et notamment sur Paris. Donc dîtes-moi ce que vous en pensez et on en reparle.

Quoi d'autre ? Ah oui je pars bien à Melbourne et pas à Sydney. Je vis avec un Melbournien pur souche et à la maison, il est absolument interdit de dire quoique ce soit de bien sur Sydney, sinon y a fâcherie. Pour la petite histoire, les deux villes sont en compétition permanente. Il fut un temps où Melbourne était la capitale de l'Australie, puis Sydney a fait sa jalouse et lui a disputé le titre. S'en sont suivies des chamailleries sans fin qui n'ont pu être résolues que par la création d'une nouvelle ville entre les deux, Canberra, élue capitale pour calmer les jalousies des deux autres. Voilà comment la capitale de l'Australie est une ville apparemment toute pourrie où personne ne va jamais et pas Sydney, contrairement à ce que beaucoup de personnes croient.

Donc mon cerveau bien lessivé a retenu que: à Sydney, il y a beaucoup plus d'araignées et on n'aime pas ça les araignées - Sydney c'est pas bien, c'est vilain - à Sydney, il fait encore plus chaud l'été - Melbourne est la capitale Fashion du pays (ça c'est pas une info que je risque d'oublier) - Melbourne est meilleure côté restos, style de vie, et coût de la vie aussi. Chaque soir, M.C. me fait répéter mes leçons des fois que je m'égarerais du droit chemin. Et impassible, il finit souvent par "Sydney c'est plutôt Los Angeles et Melbourne plutôt New York". Il sait me parler ce jeune homme parce que comment vous dire, entre LA et NY pour moi y a pas photo...

Mais je sens que vous vous en foutez un peu et vous avez bien raison. C'est comme si on expliquait à un chinois la différence entre Paris et Marseille. Donc bref.

Bon ce sera tout pour aujourd'hui, je vous ai assez raconté ma vie pour cette semaine !

mercredi, 17 octobre 2007

C'est le jeu ma pauvre Lucette

Le 31 mai 2004...

Le 31 Mai 2004 est une date dont je me souviendrai toujours. Le 31 Mai 2004, c'était le premier jour du début de ma nouvelle vie. Après 6 mois de recherche d'arrache-pied j'avais enfin décroché le sésame que j'attendais tant: un stage à Amsterdam. Un jour je vous raconterai peut-être le pourquoi du comment de tout ça mais pour l'instant ce n'est pas le propos. Tout ce qu'il faut savoir, c'est que ce jour-là, je suis devenue une expatriée et que ma vie a changé.

Et on ne va pas se mentir, changer de pays, changer de vie, au début, c'est super dur. D'abord il a fallu trouvé un appart sans connaître ni la langue ni la ville et avec un budget riquiqui. Une semaine plus tard j'étais dans mon chez-moi (en fait je louais une chambre chez une retraitée cinglée qui vivait entourée de chiens, de lapins, de hamsters, dans une maison qui sentait la SPA mais qui avait la bonne idée d'être en plein centre et à un prix décent). 

Et puis il y a eu la solitude. Comment on fait quand on arrive à 21 ans dans une ville où ne connaît personne ? La vie ne vous apprend pas à vous faire des amis. En général ils vous tombent dessus à l'école, au lycée, au cours de danse, chez vos voisins ou plus tard au boulot. Mais là non personne. Ma première pensée pour tuer le temps des trois semaines qui me séparaient du début de mon stage, ça a été de prendre le premier train pour Paris pour retrouver les mousquetaires. Et puis je me suis ressaisie. Si je voulais me faire des amis, si je voulais que cette expérience soit aussi prolifique que je l'espérais, il fallait que je m'y mette tout de suite. Alors j'ai ravalé ma fierté et suis partie à la pêche à l'ami. 

Ami est un bien grand mot, surtout quand on vit dans le monde superficiel des expatriés, mais en une semaine j'avais quelques connaissances avec qui aller descendre des pintes. Oui, c'était l'époque de l'Euro 2004, et si tu voulais sortir et avoir une vie sociale, il valait mieux aimer la bière et le foot car c'est tout ce que tout le monde faisait. Ca m'allait très bien de toute façon, c'était ça ou... pas grand chose.

Et puis j'ai commencé à stager, et à avoir une nouvelle raison de vivre: le boulot. J'exagère un peu, mais disons qu'au moins, j'avais une raison de me lever le matin. Dès mon arrivée on m'a dit clairement que si tout se passait bien il y aurait un boulot pour moi à la clé. Ca tombait très bien, travailler je n'avais presque que ça à faire. Voilà comment je suis devenue une workaholic.

L'avantage dans mon domaine (je crois que maintenant tout le monde a compris ce que je fais, je vais pas me répéter), c'est qu'il y a plein de djeuns super branchés qui font la fête comme si leur vie en dépendait. Et moi je n'avais plus qu'à suivre. J'ai rencontré une londonnienne super sympa avec qui j'ai emmenagé dans un appart top cool toujours en plein centre. La vie commençait à prendre forme.

Message à tous ceux qui aimeraient partir vivre à l'étranger: ne réfléchissez pas trop avant de vous décider. Si vous pensez à toutes les contraintes, vous ne le ferez et passerez sûrement à côté d'une expérience exceptionnelle !

Lors de mon anniversaire, 3 mois après mon arrivée, j'avais même réussi à rassembler la quantité vertigineuse de TROIS amis dans un bar pour fêter ça. A yest j'étais lancée, j'étais là pour rester.

8 mois après mes débuts dans la vie active, big big boss a décidé, dieu sait pourquoi, que j'étais une alliée de valeur et m'a emmenée dans tous ses déplacements à Londres et à Paris. A 22 ans je voyageais Business une fois par semaine et mes collègues de 35 ans me détestaient. Finalement, mon boulot était plutot sympa.

J'ai bientôt compris que je m'étais trouvée. J'avais toujours voulu vivre à l'étranger et j'étais en train de me donner la preuve que c'était bien pour moi. En l'espace de quelques mois j'avais changé de style de vie, de fringues, de goûts culinaires, je parlais anglais sans l'ombre d'un accent et rencontrais chaque jour de nouvelles personnes venues ds 4 coins du monde. Mais surtout, je commençais enfin à me sentir bien dans ma peau.

J'ai alors passé un pacte avec moi-même: plus de fuite (je vous expliquerai un autre jour, mais on dit souvent que les gens qui quittent tout pour partir vivre ailleurs, fuient quelque chose, quoique ce soit). Je n'aurais le droit de quitter Amsterdam que lorsque j'aurais la sensation d'avoir réussi. Réussi quoi ? Je ne savais pas trop. Professionnellement, socialement, amoureusement (ouais je sais ça se dit pas) peut-être. 

Pour après, j'avais plein de projets: Londres, New York, Sydney. Peu importe je savais désormais que j'en étais capable.

Mais pour le moment je m'amusais trop. Un an encore a passé et la routine s'est installée avec ses hauts et ses bas perso et pros. Je commençais presque à m'ennuyer, j'ai trop besoin d'adrénaline, de changement, de nouveauté.

Puis un jour, comme ça sans prévenir, big ba da boum boum boum, M.C. est entré dans ma vie. Virement à 180°C, du jour au lendemain, je suis passée de célibattante carriériste à amoureuse transie n'attendant que le vendredi soir pour retrouver son chéri. Il faut dire qu'à ce moment-là mon job battait un peu de l'aile. 

Mais surtout, quand M.C. m'a annoncé sa nationalité et son "travel bug" similaire au mien, j'ai vu mon futur idéal défiler devant mes yeux. Serait-il possible que ce soit aussi simple pour moi ? 

M.C. avait un visa d'un an qu'il s'est bien vite chargé de faire renouveler, il n'était plus question pour lui de rentrer, pour l'instant en tout cas.

Encore quelques mois et je me suis définitivement lassée d'Amsterdam. J'y avais vécu une expérience plus belle que tout ce que j'avais pu imaginer, mais c'était la fin je le sentais. Le charme était rompu.

Ont commencé des tergiversions sans fin. M.C. s'est vu offert un job en Suisse, puis à Londres, moi à Anvers. Sur notre liste il y avait aussi Paris, New York (ma boîte a un bureau là-bas). Et puis il y avait une autre option. J'en avais rêvé sans trop y croire et là j'avais l'occasion de le faire vraiment, dans les meilleures conditions qui soient, puisqu'avec un natif. J'y ai pensé un peu, beaucoup. Et puis je me suis rappelée que si on réfléchit trop dans la vie, on ne fait jamais rien.

Alors, sans qu'il me l'ait jamais demandé, j'ai dit banco M.C., va pour l'Australie. 

jeudi, 19 juillet 2007

Mon fashion parcours

Parce qu'on n'en arrive pas là comme ça...

3 ans: Je mets les choses au point avec ma très chère mère. Non, cette robe-là, je ne peux décemment pas la porter, je l'ai déjà mise hier. On ne me la fait pas à moi.

5 ans: Avec les escarpins de maman et son sac à main, je me sens femme femme femme. Mon gros regret: qu'elle n'ait pas garde sa robe de mariée pour que je puisse l'admirer...

6 ans:
je frime à mort dans mes jolies jupes qui tournent faites maison. Un gros élastique à la taille un tissu à étoiles fluo et je virevolte au son de Stephanie de Monaco. Je ne sais pas à l'époque que ma mère n'est pas couturière pour un sou et que ce sont ses dernières oeuvres.

7 ans: Je suis "repérée" par le photographe de l'école qui m'emmène dans un beau jardin pour faire ma Claudia. Je prends la pose (le nez dans les roses) avec un chouchou jaune et des socquettes blanches à coeurs roses.

8 ans: Pour aller à un mariage, ma maman (encore elle) m'achète une jolie robe de... mariée. Blanche, très longue avec des volants en dentelle blanche, un petit noeud rose à la taille et des sandales blanches. Il pleut des cordes, je suis frigorifiée, mais je m'en ficheeuh, je suis la plus belleuh pour aller danser ehehee.

11 ans: Au collège on m'appelle Miss Naf Naf, même les profs. Limite si j'ai pas des actions chez la marque. La patte de cochon est partout dans ma garde-robe. Deux ans plus tard c'est la rupture, je pars à Province-city ou Naf Naf n'a pas de boutique. Mes proches sont inquiets pour moi, mais ça va, je m'en sors.

12 ans: Je repère une robe absolument magnifique chez Promod et je menace d'arrêter de respirer puisque ma mère ne veut pas céder pour une raison minime: il n'y a pas ma taille. Alors que je déambule dans le centre commercial la larme à l'oeil, Jennyfer me sauve la vie. Ils ont exactement la même robe, même coupe même tissu et dans ma taille ! Cette robe aura fait des miracles dont celui de faire baver d'envie la vipère de la classe qui se croyait au-dessus de tout.

13 ans: Premier shopping toute seule, envoyée en mission avec la CB familiale. Pression !

14 ans: J'ai une période orange et vert fluo. Mes "trouvailles" ne survivront pas la saison.

15 ans: Nouveau lycée, nouvelles règles. Je fais la grève de la faim pour qu'on m'achète des Doc Martens. Il faut que je me fonde dans la masse. Prochaine étape: Le Cimarron moulant en velours côtelé (l'ancêtre du skinny !) et la veste en jean Levis. Ça y est, je peux enfin copiner avec les bourgeois qui me servent de camarades de classe.

16 ans: Premier voyage à Londres, je découvre Topshop et H&M. J'ai encore aujourd'hui les collants rouges rayés violets de Topshop (mais je ne les mets plus hein). Par contre le pull moulant en acrylique jaune fluo à col roulé (mon premier achat H&M) a bizarrement disparu dans les antres de mes achats foireux.

17 ans: Petit chagrin amoureux ? Contrariété quelconque ? Shopping thérapie on the way !

18 ans: Mon boulot d'été: vendeuse dans une boutique bien sûr. À Londres, c'est mieux. Et puis j'en profite pour faire un pèlerinage à cette immense boutique aux fringues très mode et vraiment pas chères sans encore comprendre tout le potentiel de notre cher ami suédois.

18-21 ans: Les boulots de vendeuses continuent. Être au milieu des fringues toutes la journée, quelle douce punition ! 3 ans, 4 marques différentes, maintenant je peux plier mes fringues au millimètre près les yeux fermés et sans les mains.

19 ans: je suis personal shoppeuse pour mon frère. Malgré ses doutes sur la chemise à rayures et fleurs, il capitule lors de sa première sortie avec où il croule sous les filles.

21 ans: Mes premiers vrais salaires me montent à la tête. Économiser ? Économiser quoi ? Pour quoi faire ? Au lieu de ça je cours chez Ikea acheter une deuxième armoire.

22 ans: Premier voyage à New York. Je suis super raisonnable pendant 13 jours. Puis le dernier, c'est le carnage. Je plante ma tante chez Urban Outfitters. Je refuse de repartir de Bloomingdales sans mon Little Brown Bag. Mes premières fringues de créateurs. À l'atterrissage, un message gêné de mon banquier sur mon répondeur... Où ça un découvert non autorisé?

23 ans: Je suis en fashion jachère. Je vis d'amour, d'eau fraîche et de muffins à la vanille (beaucoup de muffins à la vanille). Même pas envie d'aller faire les boutiques. Puis je découvre les blogs girly français et je reprends du service. Ma liste d'envies prend des ampleurs incommensurables. J'adore, je ne suis plus seule sur cette terre à m'endormir en rêvant à ma prochaine paire de chaussures.

24 ans: J'entame une nouvelle étape de ma carrière fashion et je redéfinis mes objectifs. Je veux une garde-robe remplie de fringues canons. Je dénigre les fashion faux-pas, déclare la guerre au mauvais goût et aux matières cheap. Je cherche mon style. Je commence à trouver, peut-être. En tout cas j'y crois.

lundi, 16 juillet 2007

Blogothérapie

Pour répondre à la question d'Angie, voici une petite histoire de Vendredi 13.

 

L'année dernière, j'ai traversé une période un peu difficile. J'avais rencontré l'homme de ma vie, il me comblait de bonheur. Mais la rencontre entre deux célibataires endurcis ne se fait pas sans anicroche. Il a fallu apprendre à se connaître, s'apprivoiser, s'accepter. Les six premiers mois ont été une telle tempête émotionnelle (dans le bon et le mauvais sens) que j'en suis arrivée à me demander à quoi j'occupais mes pensées lorsque j'étais célibataire.

Quelques mois plus tôt j'avais changé de boulot, pleine d'espoirs et d'ambition. Espoirs déçus, ambition ratée. Disons juste que j'avais pris la mauvaise route professionnelle et choisi une boîte qui ne me correspondait pas du tout. Pour une perfectionniste comme moi, ce fut très dur à encaisser.

Pendant ce temps, grâce à Marie-golote, j'avais découvert quelques blogs français qui commençaient à me fasciner. C'était des blogs (que je lis toujours bien sûr) où les filles se lachaîent complétement: leur vie, leurs frustrations, leurs amours. Sans retenue comme si elles écrivaient un journal intime, lu de personne. Et leurs (très nombreux) lecteurs adoraient ça (adorent toujours en fait). Je me suis dit que ça devait être génial et très libérateur de pouvoir se décharger comme ça, et d'avoir des gens à l'autre bout de la ligne, qui te lisent et te soutiennent. 

Très vite je suis devenue accroc. Mon job s'est détérioré et ma relation avec M.C. allait de bonheur total en doutes incontrôlés.  

Vous voyez venir la suite non ? Un jour, n'y tenant plus j'ai confronté mon boss: je ne voulais pas rester et il ne pouvait pas me garder. Plus de boulot, ça s'est fait. Puis, le même jour, une conversation avec M.C. a mal tourné, ça n'allait pas, et nous avons décidé de faire une pause. Plus de chéri, quelle journée ! Ce n'est qu'en rentrant chez moi, démoralisée, ce soir là que je me suis rendue compte de la date du jour: Vendredi 13.

Ni une ni deux, je m'inscrivais sur hautetfort pour déverser mes peines et mon tourmoi à la terre entière. Mais au bout de deux/trois notes, j'ai compris que ce n'était pas mon truc. Me livrer comme ça, je n'en avais pas envie et puis je ne savais pas faire. Deux jours plus tard, la tempête amoureuse était passée. Deux jours loin du coeur, pour se rendre compte qu'on ne pouvait pas vivre l'un sans l'autre. Et puis le boulot... après quelques balbutiements, j'ai rapidement trouvé un nouveau poste, à un niveau plus élevé, un salaire bien plus généreux et au sein d'une équipe plus...disons...accueillante.

Bien sûr, quand j'ai choisi Vendredi 13 comme adresse et comme pseudo, je savais que ça allait être vite obsolète et que le titre n'allait pas refléter le contenu (je ne suis pas du tout superstitieuse). Mais j'avais ça dans la tête et je ne voulais pas d'un titre girly ou qui ait un quelconque rapport avec moi. 

Et voilà. Pour finir sur une note plus générale, j'ai découvert récemment le blog d'une de mes collègues. Alors que je commençais à me délecter de sa façon d'écrire et de son humour, je lui demande le pourquoi du comment de son blog. Elle a toujours adoré écrire (comme moi) et l'a ouvert après s'être faite virer de son travail et larguée par son copain le même jour (un vendredi d'ailleurs). Le lundi suivant elle s'est réveillée seule et sans emploi, et son aventure en ligne a commencé. Quelque mois plus tard, après de nombreux commentaires, elle a rencontré son plus fidèle lecteur et ce fut love at first sight. Puis elle s'est vu offert un poste à Amsterdam (elle habitait alors en Angleterre). Au début j'ai été surprise par tant de similitudes. Mais en fait je crois qu'on est plutôt nombreux à avoir suivi une blogothérapie. Et avec succès en plus.

vendredi, 06 juillet 2007

Les nouvelles du vendredi (presque 13)

  • Je suis super bonne élève: la preuve, j'applique tous les conseils que je donne. C'est pas beau tout ça ? Et écoutez bien: je n'ai RIEN acheté chez H&M depuis environ 2 mois, voire plus. Je sais, c'est un truc de dingue. En revanche je me suis fait plaisir recemment avec une robe Filippa K (oui encore elle, je suis accro !) une robe et un top Isabel Marant. Bizarrement, l'addition monte un peu plus vite. Mais au moins j'ai l’impression que ma garde-robe commence à ressembler à quelque chose et que j'investis sur la durée, mes buts ultimes. Oui je suis fière de moi, même si de toute évidence, mon banquier a une vision differente des choses, l'ingrat.
  • Avec tout ça, J'ai déjà cramé mon budget soldes, ce qui ne va pas m'arranger pour mon escapade du week-end: Anvers. Que celles qui pensent que la mode en Europe tourne entre Paris, Londres et Milan, pensent encore. Anvers est un méga hub fashionesque: Le meilleur du nord, les falgship stores de tous les designers belges, et plein de marques françaises y sont aussi implantées. Heureusement que je viens d'avoir une augmentation de € 150... (ah la bonne blague, avec un zéro de plus ça pourrait peut-être m'aider mais là...)
  • Les beaup sont là depuis une semaine maintenant. Je crois que j'ai passé le test d'entrée. J'ai envoyé M.C. leur demander ce qu'ils pensaient de moi, et j'ai eu une bonne note. Petit bonus inattendu: ils trouvent mon métier absolument passionnant. Donc ils me submergent de questions les plus pointues les unes que les autres et sont fascinés par les réponses. Ils croient que ça m'embête alors que pas du tout. Mes parents à moi ne comprennent toujours pas ce que je fais, seulement mon (vague) domaine d'activité….
  • On m'avait dit que la Scandinavie était hors de prix. L'année dernière à Stockholm et Copenhague, j'avais trouvé les prix un peu élevés certes, mais pas aussi terribles que ce qu'on m'avait dit. Donc j'ai réservé mes vols pour la Norvège sans me préoccuper du reste. Aie. Maintenant je comprends ce qu'ils veulent dire par "plus cher pays d'Europe". Cette semaine va me coûter plus cher qu'une semaine à Cuba...
  • Tant qu'à être fauchés, autant y aller gaiement ! Donc au passage, nous avons signés pour une journée de Kayak et un saut en parachute. Je suis excitée comme une puce ! 

Ouais je sais, je vous raconte ma vie, mais ça vous passionne non ?

dimanche, 01 juillet 2007

Work actually

Puisque vous avez l'air d'apprécier mes histoires de boulot, voici la dernière.

 

Je vous dresse le tableau:

Jeudi soir: big soirée, on fête le départ de deux collègues.

Vendredi midi: big présentation chez big client prévue depuis des lustres.

 

Jeudi soir, je quitte la soirée assez tôt, complétement aveugle au désastre qui se prépare sous mes yeux.

Vendredi matin, j'arrive au boulot tard après un rendez-vous à la banque (puisque vous voulez tout savoir), personne. Il est 10H15 et les bureaux sont vides. Pas si inhabituel pour un vendredi mais quand même. En arrivant, la J., réceptionniste me prévient, que si, il y a du monde, certains sont en train de finir leur nuit sur des fat boys* en bas. Là je précise qu'en bas = au sous-sol, notre salle de jeux/cuisine. Naïvement, je crois qu'elle rigole.

Quelques minutes plus tard, je descends pour prendre un verre d'eau (puisque vous voulez tout savoir), et là effectivement, je découvre quatre corps sous des duvets improvisés. La soirée a du en effet être bonne. Je souris vaguement, ils ont presque l'air mignon comme ça mes collègues. Jusqu'à ce que j'aperçois parmi les 4 C., qui doit se trouver dans une voiture (avec moi) dans un peu plus d'une demie-heure, direction big client. Soudain, j'ai comme un doute. 

Je remonte annoncer à J. que ça me pose comme un problème que C. soit encore en train de cuver sa soirée de la veille en bas, alors qu'on est sensé partir bientôt, et que c'est lui qui présente. Là je précise que c'est un projet dont je suis responsable, donc ça me concerne un peu, sinon je serais déjà partie à la lecture de mes blogs du matin.  

J. part le réveiller. 10 minutes plus tard, il émerge. Dire qu'il est peu frais est un euphémisme. En même temps, commencer à 19h à l'absinthe, ça augure rarement de sentir frais comme une rose le lendemain.

Soudain, j'ai une vision. C. trop bourré pour présenter, le meeting qui tombe à l'eau, et ma tête sous la guillotine avec le client comme couperet. Non pas possible.

 On s'active autour de lui, qui ne calcule rien et a presque oublié comment il s'appelle. On va lui chercher des croissants, une boisson et une collègue court même lui acheter une brosse à dents, à sa demande. Mais l'heure approche et C. déclare, que non ça va pas être possible, il est encore trop haut perché dans le ciel, il ne fera pas parti de la fête, de la fête qu'il était sensé mener.

C'est là qu'arrive D., le troisième luron, à qui on annonce qu'il va devoir présenter (il connaît à peine la présentation) et qu'au fait on doit partir maintenant. La demie heure qui suit est peu intéréssante: D. qui essaie de négocier avec moi l'annulation pure et simple du meeting et moi qui pense "guillotine, guillotine"

Il paraît que je suis moins gentille qu'avant, parce que j'ai juste lancé un "jamais de la vie, moi pas vouloir mourir" et, en lui jetant les clés de la voiture "au fait c'est toi qui conduis".

 Une heure, deux sorties d'autoroute ratées, un collègue en moins et un gros mensonge au client plus tard, nous entrons dans ce qui aurait pu être le pire meeting de ma courte carrière, mais non. Comme dirait mon ex-boss "lying is not good, but bullshitting is OK". 

Le pire ? C'est qu'en racontant ça à mes boss en rentrant, au lieu de compassion, j'ai eu droit à un "ah oui, ça arrive". Et vous savez quoi ? C'est vrai. It was just another Friday.

 

* fat boys = gros poufs pleins de billes, j'ai oublié le mot. 

vendredi, 22 juin 2007

Sept à sept

Encore une chaîne qui circule de blog en blog et qu'on m'a refilé trois fois (n'est-ce pas Anaïs, Brume et Vanessa ? ;-). Donc je m'y colle comme d'hab même si j'avais déjà fait ça plus tôt.


J'ai perdu 7 kilos depuis Pâques. J'avais oublié le bien que ça fait de ne pas être essouflée en montant les marches ni serrée dans sa robe. Mais je ne m'arrête pas là. 7 down, 3 to go.

C'est ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins. Mon dressing est ridiculement petit. J'en avais déjà parlé, lors de mon dernier déménagement j'ai fait une attaque à la garde-robe. Résultat des sacs entiers partis chez Emmaüs ou au dépôt-vente. Le but étant de reconstruire ma garde-robe lentement mais sûrement, j'ai désormais 10 robes qui se battent sur un portant. Les costumes de M.C. prennent plus de place que mes fringues, c'est pour dire. Du grand n'importe quoi.

Je pars en Norvège cet été. Une semaine de road trip à travers les fjords. Trop hâte.

On peut m'apercevoir sur le packaging d'une marque d'alcool connue. C'est mon quart d'heure de célébrité, au rayon booze dans un supermarché près de chez vous. Pas la peine de faire tout le rayon pour me trouver, je ne sais même pas s'il est toujours en vente, ni s'il est en vente en France (dans ce packaging je veux dire).

En plus de Vendredi 13, j'ai aussi un vrai prénom. Un prénom de petite fille sage, trop long en plus. Comment ça, cette info ne compte que pour un demi-point ?

Je suis allergique au vin, au champagne et à plein d'autres alcools. Et je ne vous raconte pas comme c'est chiant en société. Non pas parce que je ne peux pas boire ce que je veux, mais juste parce que les gens n'arrivent pas à assimilier le concept. Alors ils me font répéter 5 fois, me font décrire les effets de  mon allergie, lister tous les alcools que je ne peux pas boire et on en parle pendant trois heures. Le pire, c'est que les gens te plaignent comme si tu venais de dire qu'il te manque un bras, « mais comment tu fais ? Moi je pourrais pas », « Ben si tu te coinces les doigts dans la porte ça fait mal non ? Donc tu ne le fais pas, c'est aussi simple que ça ».

J'adooooore me déguiser et par conséquent les soirées costumées.  Je peux passer  des heures à me concocter une tenue.

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jeudi, 17 mai 2007

Il faut ce qu'il faut

 Je réponds au questionnaire passé par Vanessa. Voici Proust à ma sauce. 

Ma vertu préférée : la loyauté

Le principal trait de mon caractère : la passion

La qualité que je préfère chez un homme : la tendresse

La qualité que je préfère chez une femme : l’indépendance

Mon principal défaut : je suis bornée

Ma principale qualité : je suis loyale

Ce que j'apprécie le plus chez mes amies : leur simplicité, leur tendresse, leur sens de l’écoute, leur humour et leur fidélité.

Mon occupation préférée : faire du shopping, aller au cinéma, passer du temps avec mon chéri, voyager (dans le désordre)

Mon rêve de bonheur : en ce moment j’en ai peu (de rêves), j’ai réussi ce que j’avais entrepris jusqu'à maintenant. Maintenant je savoure un peu avant de me lancer à l’attaque de la prochaine étape du reste de ma vie.

Quel serait mon plus grand malheur ? Perdre celui dont je ne peux plus me passer.

Où aimerais je vivre?  Ouh la la, où n’aimerais-je pas ? Melbourne, New York, Paris, Londres (encore une fois dans le désordre)

A part moi même, qui voudrais-je être? Ca m’a pris du temps à m’aimer telle que je suis. J’y suis j’y reste.

La couleur que je préfère: Le gris (mais ça varie selon les saisons)

Odeur préférée : Le lait de coton de ma crème pour les mains. Cette odeur peut me mettre de bonne humeur pour au moins… 3 minutes. J’en suis folle.

La fleur que j'aime : l’orchidée

L'oiseau que je préfère : j’y connais rien en oiseau. Un tout mignon avec de belles couleurs et qui fait cuicui.

Mes auteurs favoris : j’en ai tellement… mais s’il y en a un dont j’ai lu (presque) tous les livres, c’est Beigbeder

Mes héros préférés dans la fiction : Superman. Ben oui. Le mec peut voler et ça ne lui monte même pas à la tête. En plus il est fidèle, patient et sincère en amour.

Mes héroïnes favorites dans la fiction: la seule et unique, Carrie

Ma nourriture et boisson préférées : version soft, des sushis à gogo et un grand verre d’eau (sans rire, j’adore l’eau). Version plus corsée, des muffins au chocolat et un cosmo (pas forcément ensemble, quoique)

Ce que je déteste par-dessus tout : la bêtise humaine

Mon actrice préférée : Scarlett Johansson

Film préféré : Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. En fait je n’en sais rien. J’en aime tellement.

Mes héros dans la vie réelle : Encore une fois, quitte à passer pour une ultra fleur bleue, mon chéri, qui sait m’apaiser quand je m’énerve, m’apprend à cuisiner quand j’essaye de couper les patates avec le manche du couteau, m’apprend plein d’autres choses qui me rendent plus intelligentes, et me donne envie chaque jour de rentrer plus tôt à la maison.

Le don de la nature que je voudrais avoir : la téléportation, qui n’est peut-être pas exactement un don de la nature, mais me servirait bien quand même moi qui renflouent sans cesse les caisses des Thalys et autre KLM.

Comment j'aimerais mourir? Sans peine et sans m’en rendre compte.

Mot préféré : pfff c’est dur là. Pour une bavarde comme moi, en choisir un seul ce serait trahir tous les autres qui sortent de ma bouche par centaine chaque minute.

Ma devise : Aide-toi le ciel t’aidera. Things happen for a reason.

Et puisqu'il paraît qu'il faut passer le relais, Punky B, Katia et Natural Born Blond, à vous de vous y coller (enfin si vous voulez).

lundi, 14 mai 2007

Too cool for skool

Avec M.C., une de nos running jokes c’est de se moquer de l’éclatante différence entre nos deux milieux professionnels. Notez que nos professions en soi ne sont pas si éloignées mais côté ambiance, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a un monde.
Lui regrette encore la fois où il a osé se rendre à une réunion interne un vendredi en jean et chemise, pour y trouver tous ses collègues en costard/cravate comme d’habitude. Casual Friday dans sa boîte, c’est seulement le samedi et le dimanche.
Alors que dans la mienne, le nom de code, c’est plutôt too cool for skool. Morceaux choisis (en italique, mes commentaires - silencieux - persos):
Une collègue :Nous on se marie à Las Vegas avec que nos potes, surtout pas d’enfants ou d’adultes hein, puis lune de miel à Hawaï…
Se marier à Las Vegas, c’est pas so 90’s ?
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Dans les couloirs, les Crocs sont partout, kaki pour les garçons, roses pour les filles. Maintenant, quand un de mes collègues dit bien aimer mes chaussures, je ne sais plus si je dois le prendre comme un compliment…
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Une collègue : Je vais à Paris demain, hôtel payé par le boulot de mon copain. Par contre je déteste l’hôtel qu’ils nous ont réservé.
Moi : ah oui lequel ?
Elle (avec une mine de dégoût): Costes

Ah oui c’est vrai, tous ces hôtels 4 étoiles, y en a vraiment marre à la fin !

Elle : et puis je vais aller chez Colette
Moi : ah cool, tu vas faire une razzia shopping ?
Elle : je ne sais pas, hier à New York, je suis allée chez Yves Saint Laurent et j’ai acheté un sac, enfin pas le Downtown hein car tout le monde l’a, mais un comme ça (elle le décrit) et puis j’ai mis mon chien dedans (un caniche nain) il était trop mignon !
Mettre son caniche dans son sac de luxe, c’est pas so Paris Hilton ?
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Une collègue : Alors moi ce week-end, je voulais être vraiment très tranquille pépère, à la maison à me reposer.
Moi : moi pareil.
Elle : sauf que moaaa j’ai fini en boîte jusqu'à 4 heures du mat, vendredi ET samedi, je suis vraiment incroyable hihihihi !

euh aller en boîte super tard, c’est trop cool quand on a 16 ans, mais après, c’est juste banal non ?
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Un collègue : Ce week-end, je suis allé au concert de XXX (groupe super méga génial et que je ne connais absolument pas), et puis le week-end prochain je vais voir YYY (groupe ubercool du moment, que je connais toujours pas) ah et puis aussi ZZZ (…), c’est autre chose que des trucs comme Keane pfff…
Euh c’est peut-être pas le moment de dire que moi c’est justement eux que je vais voir en concert…
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Une collègue : L’autre jour que j’attendais à la pharmacie, je me décide, devant la queue trop longue, à aller faire un tour dans les boutiques alentours… résultat, 800 € plus tard je suis retournée à la pharma chercher mes médocs…

C’est vrai que c’est bien sympa, ces petits achats impulsifs…
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Un collègue :  Oui je quitte la boîte, mon boulot n’est vraiment pas assez challenging, d’ailleurs Truc et moi, on joue à World of Warcraft toute la journée.
Ah c’est donc pour ça que mon projet avec Truc avance à deux à l’heure…
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EDIT du 17 Mai 13H15: bon les filles, je suis un peu surprise, je croyais que vous étiez habituées à mon humour douteux maintenant ! Cette note, c'était juste pour me moquer gentiment de la snobitude et coolitude ambiantes dans mon milieu professionnel. C'est parfois agaçant mais moi ça me fait surtout un peu rire, et puis bon la vérité c'est que j'en fais partie aussi... même si je ne fais pas mon shopping chez YSL ;-)