lundi, 23 juillet 2007

Le cadeau empoisonné

J'en avais déjà parlé ici, un des avantages de mon boulot, ce sont les freebies, plus communément appelés cadeaux.

On me (nous) donne pas mal de trucs, du tee-shirt au paquet de café, en passant par des appareils numériques et des bouteilles de whisky.

Donc quand on m'a annoncé que j'allais désormais travailler pour une marque d'accessoire pour pied, ma première pensée (et réponse) a été "aboule les shoes" (en plus d'être assez directe, je peux être très polie quand je veux). On m'a dit "attend quelques semaines", ce à quoi j'ai inlassablement répondu "nan sérieusement, aboule les shoes". Je ne rigole pas avec les accessoires pour pied moi.

Et puis plus rien. Quelques semaines plus tard, on me dit que peut-être il y aurait moyen d'obtenir une réduc, ce à quoi j'ai répondu sans ciller "nan mais c'est une blague ? J'ai dit aboule les shoes".

La caravane passe, le chien aboie, et on finit par me demander ma pointure. Puis au meeting suivant, le client arrive avec un gros sac, ce qui est toujours bon signe. Des restes de stock soit, mais c'est bon signe. Une paire à tomber pour N., exactement celles que je convoitais. Une paire old school pour A, super chouettes. Même T., qui n'était pas prévu, récupère une paire plus que sympa. A moi, on dit qu'on n'était pas sûr de la bonne taille donc on a pris deux paires (en deux tailles differentes) et que je prendrais celle qui me va. Pas de problème, j'ouvre la boîte en priant que ce soit les mêmes que N.

Et là c'est le drame, un choc visuel, une aberration designistique totale. Je crois que je n'ai jamais rien vu d'aussi laid de ma vie. Je gloupse. Comment est-ce possible de créer des choses comme celles-là ? Bien évidemment je ne peux vous montrer le modèle incriminé, car ce serait vous dire pour qui je travaille, où, comment et souvenez-vous, big brother is watching me. Mais je vous dirai quand même ceci, avez-vous déja vu un dégradé de jaune fluo, orange et rouge, le tout entouré de noir sur la même chaussure ? Non ? C'est bien ce que je pensais.

J'essaie la paire, elle me va, je crois mourir. Je dis que je ne suis pas trop sûre que ce soit la bonne taille quand même et que je ferais mieux d'essayer l'autre paire, une taille au-dessus, en me disant que tant pis, ils vaut mieux avoir des shoes trop grandes que trop moches. J'ouvre la seconde boîte pleine d'espoir, j'y crois encore. Et là c'est le coup de massue, c'est la même paire ! La même ! J'ai presque envie de dire que vu la mocheté du truc, c'est normal qu'il reste du stock, mais non. 

Là je contemple la possibilité de dire non merci ca va pas être possible, ce truc va me rendre aveugle. Au lieu de ça, je fais ce que j'ai à faire, je dis merci beaucoup, que je suis ravie et que c'est sympa de leur part. Et que bien sûr, on les portera tous à la prochaine réu, comme c'est le but.

Je sors de la salle décapitée par le fashion faux pas que je vais être OBLIGEE de commettre à plusieurs reprises. Pour me remonter  le moral, je commence à raconter mon malheur à mon boss. L'histoire de la pauvre Vendredi 13 et de ses chaussures très laides. Je sors l'immondice de la boîte pour prouver mon histoire. Et c'est là que le bât blaisse vraiment. "They're rocking" qu'il dit. "Comment ?" "Tu te rends pas compte, elles sont terribles ces shoes, quand elles sont sorties -en édition limitée - les gens faisaient la queue pour les acheter, je les adore". Gros moment de doute, parce que mon boss, il s'y connaît en cutting-edge fashion, les tendances n'ont pas de secret pour lui.

Serais-je si aveuglée par ce jaune fluo, que je ne vois pas le potentiel de ces "oeuvres" ? Aurais-je perdu le truc ? C'est là que L. intervient "they're disgusting" qu'elle me lance, en les regardant à peine, tellement ça lui fait mal. Merci. Peut-être que je ne suis pas cutting-edge en mode. Peut-être que mon truc, c'est les couleurs sourdes. Au moins je ne vais pas perdre la vue.

dimanche, 01 juillet 2007

Work actually

Puisque vous avez l'air d'apprécier mes histoires de boulot, voici la dernière.

 

Je vous dresse le tableau:

Jeudi soir: big soirée, on fête le départ de deux collègues.

Vendredi midi: big présentation chez big client prévue depuis des lustres.

 

Jeudi soir, je quitte la soirée assez tôt, complétement aveugle au désastre qui se prépare sous mes yeux.

Vendredi matin, j'arrive au boulot tard après un rendez-vous à la banque (puisque vous voulez tout savoir), personne. Il est 10H15 et les bureaux sont vides. Pas si inhabituel pour un vendredi mais quand même. En arrivant, la J., réceptionniste me prévient, que si, il y a du monde, certains sont en train de finir leur nuit sur des fat boys* en bas. Là je précise qu'en bas = au sous-sol, notre salle de jeux/cuisine. Naïvement, je crois qu'elle rigole.

Quelques minutes plus tard, je descends pour prendre un verre d'eau (puisque vous voulez tout savoir), et là effectivement, je découvre quatre corps sous des duvets improvisés. La soirée a du en effet être bonne. Je souris vaguement, ils ont presque l'air mignon comme ça mes collègues. Jusqu'à ce que j'aperçois parmi les 4 C., qui doit se trouver dans une voiture (avec moi) dans un peu plus d'une demie-heure, direction big client. Soudain, j'ai comme un doute. 

Je remonte annoncer à J. que ça me pose comme un problème que C. soit encore en train de cuver sa soirée de la veille en bas, alors qu'on est sensé partir bientôt, et que c'est lui qui présente. Là je précise que c'est un projet dont je suis responsable, donc ça me concerne un peu, sinon je serais déjà partie à la lecture de mes blogs du matin.  

J. part le réveiller. 10 minutes plus tard, il émerge. Dire qu'il est peu frais est un euphémisme. En même temps, commencer à 19h à l'absinthe, ça augure rarement de sentir frais comme une rose le lendemain.

Soudain, j'ai une vision. C. trop bourré pour présenter, le meeting qui tombe à l'eau, et ma tête sous la guillotine avec le client comme couperet. Non pas possible.

 On s'active autour de lui, qui ne calcule rien et a presque oublié comment il s'appelle. On va lui chercher des croissants, une boisson et une collègue court même lui acheter une brosse à dents, à sa demande. Mais l'heure approche et C. déclare, que non ça va pas être possible, il est encore trop haut perché dans le ciel, il ne fera pas parti de la fête, de la fête qu'il était sensé mener.

C'est là qu'arrive D., le troisième luron, à qui on annonce qu'il va devoir présenter (il connaît à peine la présentation) et qu'au fait on doit partir maintenant. La demie heure qui suit est peu intéréssante: D. qui essaie de négocier avec moi l'annulation pure et simple du meeting et moi qui pense "guillotine, guillotine"

Il paraît que je suis moins gentille qu'avant, parce que j'ai juste lancé un "jamais de la vie, moi pas vouloir mourir" et, en lui jetant les clés de la voiture "au fait c'est toi qui conduis".

 Une heure, deux sorties d'autoroute ratées, un collègue en moins et un gros mensonge au client plus tard, nous entrons dans ce qui aurait pu être le pire meeting de ma courte carrière, mais non. Comme dirait mon ex-boss "lying is not good, but bullshitting is OK". 

Le pire ? C'est qu'en racontant ça à mes boss en rentrant, au lieu de compassion, j'ai eu droit à un "ah oui, ça arrive". Et vous savez quoi ? C'est vrai. It was just another Friday.

 

* fat boys = gros poufs pleins de billes, j'ai oublié le mot. 

lundi, 14 mai 2007

Too cool for skool

Avec M.C., une de nos running jokes c’est de se moquer de l’éclatante différence entre nos deux milieux professionnels. Notez que nos professions en soi ne sont pas si éloignées mais côté ambiance, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a un monde.
Lui regrette encore la fois où il a osé se rendre à une réunion interne un vendredi en jean et chemise, pour y trouver tous ses collègues en costard/cravate comme d’habitude. Casual Friday dans sa boîte, c’est seulement le samedi et le dimanche.
Alors que dans la mienne, le nom de code, c’est plutôt too cool for skool. Morceaux choisis (en italique, mes commentaires - silencieux - persos):
Une collègue :Nous on se marie à Las Vegas avec que nos potes, surtout pas d’enfants ou d’adultes hein, puis lune de miel à Hawaï…
Se marier à Las Vegas, c’est pas so 90’s ?
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Dans les couloirs, les Crocs sont partout, kaki pour les garçons, roses pour les filles. Maintenant, quand un de mes collègues dit bien aimer mes chaussures, je ne sais plus si je dois le prendre comme un compliment…
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Une collègue : Je vais à Paris demain, hôtel payé par le boulot de mon copain. Par contre je déteste l’hôtel qu’ils nous ont réservé.
Moi : ah oui lequel ?
Elle (avec une mine de dégoût): Costes

Ah oui c’est vrai, tous ces hôtels 4 étoiles, y en a vraiment marre à la fin !

Elle : et puis je vais aller chez Colette
Moi : ah cool, tu vas faire une razzia shopping ?
Elle : je ne sais pas, hier à New York, je suis allée chez Yves Saint Laurent et j’ai acheté un sac, enfin pas le Downtown hein car tout le monde l’a, mais un comme ça (elle le décrit) et puis j’ai mis mon chien dedans (un caniche nain) il était trop mignon !
Mettre son caniche dans son sac de luxe, c’est pas so Paris Hilton ?
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Une collègue : Alors moi ce week-end, je voulais être vraiment très tranquille pépère, à la maison à me reposer.
Moi : moi pareil.
Elle : sauf que moaaa j’ai fini en boîte jusqu'à 4 heures du mat, vendredi ET samedi, je suis vraiment incroyable hihihihi !

euh aller en boîte super tard, c’est trop cool quand on a 16 ans, mais après, c’est juste banal non ?
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Un collègue : Ce week-end, je suis allé au concert de XXX (groupe super méga génial et que je ne connais absolument pas), et puis le week-end prochain je vais voir YYY (groupe ubercool du moment, que je connais toujours pas) ah et puis aussi ZZZ (…), c’est autre chose que des trucs comme Keane pfff…
Euh c’est peut-être pas le moment de dire que moi c’est justement eux que je vais voir en concert…
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Une collègue : L’autre jour que j’attendais à la pharmacie, je me décide, devant la queue trop longue, à aller faire un tour dans les boutiques alentours… résultat, 800 € plus tard je suis retournée à la pharma chercher mes médocs…

C’est vrai que c’est bien sympa, ces petits achats impulsifs…
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Un collègue :  Oui je quitte la boîte, mon boulot n’est vraiment pas assez challenging, d’ailleurs Truc et moi, on joue à World of Warcraft toute la journée.
Ah c’est donc pour ça que mon projet avec Truc avance à deux à l’heure…
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EDIT du 17 Mai 13H15: bon les filles, je suis un peu surprise, je croyais que vous étiez habituées à mon humour douteux maintenant ! Cette note, c'était juste pour me moquer gentiment de la snobitude et coolitude ambiantes dans mon milieu professionnel. C'est parfois agaçant mais moi ça me fait surtout un peu rire, et puis bon la vérité c'est que j'en fais partie aussi... même si je ne fais pas mon shopping chez YSL ;-)

vendredi, 30 mars 2007

Les temps modernes

Plutôt que vous dire que je suis super busy en ce moment, je préfère vous raconter mon menu d’hier, ça illustre mieux:

9h: je suis en retard, en retard, en retard, j’attrape deux petit pains au chocolat à la boulangerie avant de sauter dans le tram.

11h30: de toute évidence, vu la montagne de travail avant ma réunion, pas d’escapade sandwich. J’avale deux paquets de M&M’s* pour combler le premier creux.

13h30: dans la voiture (pour aller à la réunion pour ceux qui suivent) je me délecte de mon pseudo lunch: un mini paquet de chips*, trois biscuits pommes-raisins* et une petite bouteille d'eau gazeuse* qui m'explose à la figure (je ne bois jamais de boisson gazeuse car je n'aime pas les bulles mais c'est tout ce qu'il y avait. Donc comme je n'en bois jamais, je ne me doutais pas que, puisque elle (la bouteille) avait été secouée dans mon sac, elle allait s'affoler à l'ouverture.)

18h00: de retour au bureau, contrairement à ce que j’espérais, pas de retour à la maison pour tout de suite, je reprends un paquet de chips* et de M&M’s*. Il faut dire que bizarement, mon délicieux lunch ne m'avait pas vraiment calée.

21h: en rentrant à la maison, M.C. m’annonce qu’il doit travailler tard, ce qui signifie sushi aux frais de la princesse, le seul truc un peu sain de la journée.

Heureusement que mercredi, en rentrant à 21h, je m’étais préparée un bon dîner pour me détendre (des crêpes au sucre consommées devant la poêle à mesure qu'elles cuisaient).

* Tout ça provenant du placard de la tentation, je ne fais pas de réserves dans mes tiroirs au cas ou il y aurait la guerre ;-)


PS: la première qui calcule le nombre de calories que ça fait, elle sort.

PS2: Comment ça, elle est pas passionnante ma vie ? 

mercredi, 28 février 2007

Mister Grumpy contre le reste du monde

Quand j'ai passé mon dernier entretien avec le PDG de ma nouvelle boîte, il m'a prévenue , “vous savez Vendredi13, ici il y a des gens avec des caractères difficiles, des nerveux et autres excentriques" Ce a quoi j'avais répondu "T'inquiètes pas mon petit loup, des caractériels j'en ai connu d'autres, je sais que cette industrie est un paradis pour égocentrique".

A la base, je suis douce comme agneau et je rougis à la première occasion. Cependant, quand on travaille dans un milieu de loups, il faut s'adapter, et vite. Mon premier poste m'avait très bien préparée à la suite de ma carrière, entourée que j'étais par une horde de carriéristes prêts à tout, égocentriques, agressifs, jaloux, hypocrites, le tout concentré dans une petite structure.

Je croyais en avoir vu des très vertes et vraiment pas mûres. Je me croyais blasée. J'avais tort bien sûr. J'ai désormais la chance d'être assise à deux bureaux (vive les open spaces) de Mister Grumpy et de l'admirer tous les jours se battre contre le reste du monde. J'ai très vite compris pourquoi, bien que mon open space soit le plus grand de la boîte, il soit tout vide alors que d'autres pièces beaucoup plus petites sont remplies à rabord.

Ben oui parce que Mister Grumpy, il râle, hurle, dit FUCK toutes les 15 secondes, jette ses stylos par terre d'énervement, menace de tout casser, tape sur tout. A mal au dos, au ventre, aux cheveux, au cul. Arrive à 10 h et repart à 17h30 extenué alors que nous autres sommes encore là pour un bout de temps. Se crispe à la moindre question. Menace de ne pas faire ceci, cela parce qu'on ose le déranger dans son sommeil travail. Exige qu'on lui parle avec la plus grande politesse alors qu'il est odieux.  

Envoie des emails à la boîte entière type "Ne m'envoyez aucun email aujourd'hui. Ne venez pas me parler. Faites comme si je n'étais pas là" sans merci ni au revoir ni merde.

Le radiateur ne fonctionne pas pendant deux heures ? Il tape dessus, hurle, rameute la boîte entière, lève les yeux au ciel et crie "pourquoi moi ! pourquoi ça m'arrive à moi ?"

Ai-je précisé que Mister Grumpy fait (soi-disant) partie du haut management ? Et que donc tout le monde l'aime. Sauf que moi qui suis tout près, je vois bien se lever au ciel, les yeux de tous ceux qui se font rembarrer pour une simple question. Mais personne ne dit rien.

Alors Mister Grumpy continue sa lutte. Une boîte de télé-marketing ose l'appeler ? "il décroche d'un "allez-vous faire foutre ! Ne m'appelez plus jamais vous m'entendez ? Plus jamais ! Je n'en ai rien à foutre de vos merdes !" et raccroche aussi sec.

Moi ça me fait rire un peu mais me stresse aussi pas mal. Alors j'attends simplement qu'un bureau se libère ailleurs, loin, pour aller retrouver un peu de calme et de sérénité dans ce monde de brutes. Amen.

Et vous vous avez des collègues un peu coriaces ?

mardi, 06 février 2007

GRRRRR

il y a une fille qui m'énerve au boulot. Vraiment. Pourquoi ?

- Parce que plus cosmopolite tu meurs: née en Inde, grandi en Chine, vécu aux Etats-Unis et maintenant entre Londres et Amsterdam. Elle a un nom imprononçable et je n'ai toujours pas compris de quelle nationalité elle est (le sait-elle elle-même d'ailleurs ?)

- Parce qu'avec sa taille XXS, sa hauteur de mini pouce, ses longs cheveux couleur de geai, sa peau mate elle est mon opposée totale.

- Parce qu'elle est le comble de l'effortless chic . En jean et haut noir tout simple, elle rehausse le tout d'un petit haut en soie bleu canard par-dessus et des ballerines vernies bordeaux et ça marche tout de suite. Un peu de couleur, des belles matières, une bonne combinaison d'ensemble et l'air de ne pas l'avoir travaillé du tout.
- Parce qu'elle fait le boulot que j'aimerais vraiment faire (enfin dans ce domaine au moins)
- Parce qu'elle est freelance = elle gagne en une semaine ce que je me fais en un mois.
- Parce que tout le monde s'extasie sur son époustouflante intelligence et ça c'est pas si fréquent pour des hommes de dire ça à propos d'une fille ("she just hits the ball running", ki dit mon boss, et moi et moi et moi ?)

Ca ne vous suffit pas à comprendre pourquoi elle m'énerve ? OK que dites-vous de cela:

- Parce qu'elle ne va probablement pas chez l'ami suédois ou espagnol . Elle traîne plutôt du côté de chez Marc Jacobs , vous voyez et elle peut se le permettre (pas d'appel angoissé du banquier parce qu'il n'y a plus qu'un zéro sur son compte)
- Parce qu'il faut bien l'avouer, les fringues de créateurs rendent mieux sur une nana qui fait du XS (et avant de vous insurger « meuh non, vive les rondes », lisez Fashion Babylon où l’on vous explique que la plupart des créateurs dessinent leurs pièces sans penser au corps de la femme - au début au moins - et qu'ils préféreraient que leurs oeuvres d'art soient portées par des feuilles de papier ambulantes)

- Parce que j’ai complètement craqué sur la robe qu’elle portait l’autre jour: housse, couleur bleu jean que l’on voit partout, froncée aux manches et à pinces sur le col, qu’elle portait avec les fameuses bottes en caoutchouc noires vernies dont Deedee nous parlait il y a peu.
- Parce que je bloque sur cette robe housse depuis, sans jamais envisager de lui demander où elle l’a trouvé (je ne fais dans la groupie attitude qu’auprès de parfaites inconnues ou d’amies sincères)
- Parce qu’hier en ouvrant le Marie-Claire de Février, je retrouve la robe, toujours aussi belle, à la coupe aussi douce et aussi portée avec des grandes bottes vernies (mais blanches cette fois).
- Parce qu’il faut bien l’admettre, j’ai beau être une modasse dans l’âme, je ne suis pas (encore ?) le genre de fille à porter aujourd’hui ce qui sera dans les pages modes des magazines demain.
- Parce que je sais maintenant où la trouver: Chez APC pour la modique somme de 140€, un peu trop pour mon budget normal, par assez pour que je l’oublie direct.
- Parce qu’elle devient un peu ma muse au quotidien mais que je sais qu’on ne sera jamais copines.
- Parce que le pire c’est qu’elle n’est même pas désagréable.
- Parce que franchement ça ne m’arrive pas souvent d’être euh… euh...hmmm…euh...jalouse.

vendredi, 22 décembre 2006

mon nouveau joujou

(minute crâneuse)

Je suis passée hier à mon nouveau boulot pour dire bonjour tout ça ça. Et on m'a remis mon nouveau joujou, un ibook G4, le tout petit, tout mini, tout mimi, tout blanc... et bonus j'ai eu le droit de l'emmener à la maison pour jouer avec pendant les vacances (non non je suis pas cinglée) hihihihi. Je sais pas vous mais moi j'adore les MAC (et pas que les cosmétiques hein ;-). Enfin voilà donc j'étais toute contente (il m'en faut peu).

Autre petit plaisir: j'ai pu choisir mon bureau... Donc j'ai pris celui dos à la fenêtre où personne pourra voir ce que je trafique (= lire des blogs en toute impunité travail acharné).

Bonne journée !

mardi, 19 décembre 2006

Libération

(bruit de trompette) Oyez Oyez, aujourd’hui est le jour de la libération !

 

Alors j’ai bien classé tous mes dossiers (en fait j’ai jeté tout ce qui dépassait)

J’ai trié ma boite mail (idem, hop à la poubelle)

J’ai bien fini tous mes projets (euh enfin presque hein)

Je pense à effacer tous mes cookies et historique d’Internet avant de partir (j’imagine la tête de mon boss si on découvrait l’historique avec toutes les adresses blogs ou mode !)

Je dis au revoir à tous mes ex-collègues (et je les nargue un peu en pavanant sur mon nouveau poste avec sourire entendu sur le salaire = bling bling les biftons c’est par ici)

Et je glande rien de la journée (enfin je lis des blogs et j’écris des mails comme d’hab quoi ;-)

Quoi d’autre ? Ah si quand même, une petite pensée nostalgique… pour le chat sur le chemin du taf qui s’est jeté sur moi chaque matin pendant un an en me demandant de lui ouvrir la porte de chez lui, et sa petite moue déçue quand je passais mon chemin après lui avoir fait un câlin…

mardi, 28 novembre 2006

Je sais pas quoi faire…

Comme vous l’aurez peut-être déjà compris, je suis en pleine reconversion professionnelle. Non seulement je quitte mon boulot actuel à la fin de l’année, mais je cherche aussi à changer de poste pour un environnement un peu différent et de préférence dans la mode (je peux faire mon taf pour n’importe quel type d’industrie mais dans la mode c’est quand même plus fun, autant joindre l’utile à l’agréable).

Alors que je suis en train d’hésiter grave entre deux pays selon lequel m’offrira une vie plus agréable, des opportunités professionnelles plus importantes et là où Mr. C. serait intéressé de me rejoindre, on me propose un poste chez une marque de fringues (pas la plus glam mais bon on fait ce qu’on peut), le genre de poste qui me plairait vraiment bien.

Mais voilà, le poste est dans un troisième pays, dans lequel j’ai moyen envie d’habiter (même si la ville est un haut lieu de la mode) et dans lequel Mr. C. ne me rejoindra pour sûr pas.

Alors je sais pas quoi faire…

Des conseils ?