lundi, 18 février 2008

I will survive (enfin peut-etre)

Telle que je vous écris aujourd'hui, je suis bien vivante, en chair et en os, avec mes deux bras et mes deux jambes. Ca a l'air de rien comme ça, mais quand on vit dans un pays où le danger est partout, finalement on apprécie.

Quelques petits exemples de ce qui m'a fait monter la pression récemment ?

D'abord il y a eu la nage avec les dauphins. En soi, une expérience impressionnante et très "vraie" puisqu'il s'agissait de dauphins sauvages qui ne sont pas entraînés ni nourris par les humains. Ils viennent nager avec eux uniquement pour le plaisir de leur compagnie. Nous avons donc pu barboter dans l'eau à regarder les dauphins s'amuser entre eux et nous regarder avec un drôle d'air. Il paraît qu'il peuvent voir à travers notre peau ! Jusque là, pas de problèmes. Les dauphins sont très amicaux et veulent seulement jouer. Ce qui n'est peut-être pas le cas de la raie qui se trouve à un ou deux mètres en dessous de nous (et de laquelle ils essaient d'extirper un octopus pour le manger). Une raie peut vous tuer soit, mais uniquement si elle vous touche avec sa queue pointue. Tranquille donc. Jusqu'à... tiens qu'est-ce que c'est ? Nos moniteurs ont un drôle de truc accroché à la jambe. En inspectant de plus près, j'aperçois qu'il s'agit en fait d'un répulsif à requins, qui envoie de l'électricité pour les perturber et les décourager de venir nous manger. Après il y a deux facons de voir les choses. Soit on se dit qu'il n'y a aucun risque grace aux répulsifs, soit on se dit qu'il y a de toute évidence des requins dans le coin. Et puis on sort de l'eau, hein tant qu'a faire.

201937418.JPG
2078019734.JPG
191044298.JPG
 

Le lendemain nous nous dirigeons vers des coins tout à fait paradisiaques. Des paradis pour surfeurs, qu'ils disent, tellement les vagues sont belles, la mer est turquoise et le sable fin. Malheureusement on ne peut quasiment pas s'y baigner, la faute aux courants qui sont trop forts et les vagues trop puissantes. Du gâchis moi je dis. On peut aussi se balader sur la côte sur les rochers et essayer d'ignorer la longueur des panneaux "DANGER". En gros vous avez le choix entre glisser d'un rocher ou vous faire emporter par une vague un peu trop violente. Et le truc, c'est que ça arrive vraiment, ce n'est pas juste des panneaux comme ça pour faire joli.

 

843367834.JPG

 

Rien que la route en voiture dans le Sud-Ouest australien est magnifique. Il y a des kilomètres et des kilometres de forets avec des arbres geants (entre 40 et 60 metres de hauteur) et vous dans votre petite voiture sur la route qui fend la foret en deux, c'est tout simplement surreel. On croise tres peu de voitures, il n'y a aucune habitation pendant des kilometres. Nous sommes seuls au Monde. Mais vraiment seuls au Monde hein, car le portable n'a pas de reseau et il n'y a aucun telephone d'urgence sur le bord de la route. Donc il vaut mieux qu'il ne nous arrive rien la tout de suite.

116419368.JPG

Et pourtant le truc qui pourrait nous arriver là tout de suite, sur cette route et sur plein d'autres, c'est de voir un kangourou sortir de la forêt et foncer tete baissee sur notre voiture. Les kangourous sont des animaux tres betes, parait-il. Ils dorment la journee et sortent a la tombee du jour et sont attires par les phares des voitures. Donc quand ils en voient une passer, tout naturellement, ils se jettent dessus. Dans le meilleur des cas le kangourou meurt et la voiture est defoncee. Et dans le pire... J'ai vu pas moins de 5 kangourous morts sur le cote de la route, l'histoire ne dit pas ce qu'il est advenu des voitures et de leurs passagers... Et avec tout ca je n'en ai pas encore vu un de vivant, en plus de 3 semaines ici !

 

254077994.JPG

Mais aprèss tout, pas la peine de paniquer, nous sommes en vacances et la nature est si belle, si majestueuse. Direction les plages paradisiaques près d'Albany, une petite ville du Sud-Ouest. Des paysages de carte postale, des plages avec un eau si turquoise et du sable si blanc qui craque sous les pieds comme de la poudreuse. C'est le paradis non ? Euh tout depend en fait. Tout depend si comme moi, vous vous retournez pour apercevoir à un mètre derrière vous dans les herbes hautes un gros serpent noir d'environ 60 cm qui rampe à son aise. Et tout dépend si vous avez le coeur bien accroché. Moi non.

1485438853.jpg

 

 

Dès que possible je vous montre des photos de tout ça, y compris du serpent pris en photo par un brave M.C. pendant que moi je me contentais d'appeler ma mère.

 

EDIT du 3 mars: les photos sont en ligne !

mercredi, 13 février 2008

We are going on a summer holiday

Et oui c'est les annees 80 dans le bas du Monde, et ca danse et ca balance, sous le soleil des tropiques.
Vous pourriez dire comment peut-on "partir" en vacances alors qu'on l'est deja, en vacances et ce depuis le 23 novembre 2007 (j'aime bien me le rappeler parfois, souvent en fait, on se fait plaisir comme on peut) ? Et comment peut-on partir en vacances alors que l'on avait jure il y a moins de trois semaines qu'on ne repartirait plus jamais (entendre par la, pas avant un bout de temps) ? Et bien on peut, preuve en est que j'ai deja quitte Melbourne hier pour dix jours.
Le probleme etant, voyez-vous, que je ne tiens pas en place. Je m'ennuie extremement facilement. Et qu'est-ce que je fais quand je m'ennuie ? A part me plaindre, je shoppe. Donc a cette allure si j'etais restee a Melbourne, j'aurai deja rempli mon immense dressing (ca aussi j'aime bien me le rappeler, que j'ai un immense dressing, enfin deux meme si vous voulez tout savoir, oui je fais ma peste aujourd'hui). Donc cinq jours apres avoir emmenage dans notre nouvel appart, nous voila on the road again, faisant fi de nos nouveaux principes.
D'ailleurs je crois bien qu'a ce train la je vais battre mon honteux record de 2007, soit pres de 5000 euros depenses en voyages. Oui je sais gloups. Qui a dit que je me ruinais en robes en fait ?
Bref, destination la metropole la plus isolee au Monde (ca en jette hein ? Moi je trouve que ca en jette, enfin surtout pour ceux qui y habitent), avec un ocean a gauche et un desert immense a droite (j'ai oublie les chiffres bien sur, mais des milliers de kilometres la separent de la prochaine metropole, qui devrait etre si je ne m'abuse, Adelaide. Je fais des progres absolument enormes en geographie en ce moment, et en animaux dangeureux aussi). Perth donc. 1 million d'habitants et moi et moi moi.
A voir ici, des etendues immenses et inhabitees, des plages de sables fin et des paysages magnifiques, des dauphins, des kangourous, des penguins et toute la famille (mais pas d'araignees bien sur) et donc demain je pars pour un petit road trip vers des coins absolument idylliques, qui parait. Enfin encore plus idylliques qu'a l'Est, ca promet.
Oui mais alors pourquoi je perds mon temps dans un cyber-cafe la tout de suite ? Et bien a part le fait que la blogospehere me manque, parce qu'il fait 37 degres dehors et que je fonds au soleil. Cela dit pour etre honnete, l'air est extremement sec et la chaleur supportable, tant qu'on est a l'ombre.
Pour en savoir plus sur Perth, c'est ici, oui on fait Office du Tourisme ici maintenant. Oh et pendant que j'y suis, au cas ou vous vous poseriez la question, non ca ne va pas devenir un carnet de voyages ici, meme si evidemment le blog accompagne mes changements de vie et mes decouvertes.
Ah oui et sinon, il m'arrive un drame absolument indecible, drame que je sais que vous seules pouvez comprendre. Retenez votre souffle. La ggggrrrrrr de compagnie telephonique a foire notre connection au telephone, la repoussant a dans quinze jours. Ce qui signifie pas d'internet a la maison avant au moins trois semaines. L'hecatombe quoi. Et moi qui ai des tonnes de photos a vous montrer et encore plus de choses a vous dire...(et qui suis accro a l'internet et qui n'a pas eu sa dose depuis trop longtemps)
Bon c'est pas tout ca mais moi je vais nager avec les dauphins.