samedi, 18 août 2007
Is it Vogue ?
Ce mois-ci j'achète Vogue. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, il y a les magazines féminins/mode et il y a Vogue. Vogue dont rien que la couverture se démarque souvent des autres, dont les pages glacées sont d'une telle sensualité. Vogue dont j'aime jusqu'à la mise en page et la typo. Vogue où il y a autant, si ce n'est plus, de pubs qu'ailleurs, mais où elles sont belles, si belles qu'elles font partie du décor. Je lis Elle je me sens comme une fille de ma génération, je lise Vogue et je me sens instantanément glamour, délicieusement trendy, évoluant parmi the best of them.
(non je ne fume pas dès le matin, c'est mon état normal). Vogue, pour moi, c'est une institution. Et une institution c'est sacrée. Je ne l'achète pas très souvent pour autant car dépenser 7,20 € pour un magazine me pose un problème surtout s'il a pris 2,30 € rien que parce qu'il a pris le Thalys.
Ce mois-ci donc j'achète Vogue et je contaste, comme d'autres l'ont remarqué avant moi, que ce numéro est particulièrement réussi. J'en suis à l'article sur les ballerines bicolores Chanel qui fêtent leur 50 ans et je me délecte. Il faut dire que les chaussures bicolores blanches et noires ça me parle beaucoup. Je suis une fan invétérée, je dois en avoir 5 paires, plus les unies blanches ou noires. Bref je suis ravie d'apprendre que c'est Chanel qui a lancé cette tendance il y a 50 ans. Merci Chanel.
Et puis soudain, mes yeux s'arrondissent, je manque de m'étouffer. Je relis la phrase encore et encore. Je n'arrive pas à y croire. Page 107, je cite "Le glamour de son "foot fetichism" s'arrête là aussi, si l'on en juge par le pragmatisme qui conduit à la bride de ce fameux slingback qui allonge la jambe (et évite donc de se retrouver avec des Knackis Herta à la place des orteils en fin de soirée)".
La première fois que j'ai lu cette expression, c'était sur le blog de Minisushi, qui se plaignait du fait que ses orteils, tout boudinnés en été, ressemblent à des Knackis balls. Ca m'avait beaucoup fait rire, très bien trouvé.
Je ne vais pas vous rappeler la théorie selon laquelle les magazines féminins empruntent parfois un style plus détendu et quelques expressions chères aux bloggueuses. Je crois que nous l'avons toutes remarqué. En plus de ça, étant un peu parano, je ne peux m'empêcher de remarquer des articles dans les mags, sur un sujet traité il y a 3 mois par une bloggueuse, et de penser "on nous ment, on nous spolie" !
Mais Vogue ? Franchement Vogue ? Utiliser "Knackis Herta" dans un article sur les escarpins Chanel, is it Vogue ? Une institution s'effondre, les modasses pleurent. J'en fais trop ou bien ?
Le titre de ce post est tiré de "A Vogue idea" l'épisode de Sex And The City, truffé d'expressions à mourir de rire (comme tous les épisodes d'ailleurs). Carrie commence à écrire freelance pour Vogue US et, alors qu'elle présente son premier article, très sûre d'elle, sa rédac chef lui répond que "this isn't Vogue". Julian, un autre rédac chef prend Carrie sous son aile pour l'aider à finir cet article, après l'avoir saoûlé au martini dès 10 heures du mat. "Cookie's drunk. I'm drunk at Vogue".
L'épisode continue sur l'air de "Is it Vogue ?" alors que Carrie essaye de s'adapter à l'univers Voguien. Vers la fin, une scène absolument mythique. Julian entraîne Carrie dans "The Closet" où elle perd la raison à la vue de toutes les paires de chaussures et particulèrement des Mary Janes de Manolo Blahnik. Alors qu'elle se retourne, complétement grisée, Julian l'attend avec son pantalon baissé. S'ensuit un échange assez tendu qui finit par "Don't Cookie me, Freud, pants up ! Show some respect, this is Vogue !".
Moi je dis les Knackis Herta, it isn't Vogue. At all.
13:40 Publié dans radio ragôts | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : Vogue, Sex and The City


