mercredi, 29 avril 2009
Bibi Phoque
Ce week-end (et ce lundi/mardi), M.C. et moi avons mis de côté nos vies de fous furieux du moment pour aller voir si l'herbe était plus verte sur Kangaroo Island, une île au sud de l'Australie, qui est en fait beaucoup plus grande qu'elle n'y paraît (enfin tout est relatif, comparé à l'Australie!).
On avait quelque chose de très important à fêter: trois ans depuis notre première date marathon (50 heures d'affilée) à Amsterdam. Trois ans c'est à la fois si peu mais aussi tellement de souvenirs, de rire, d'amour... Bon je ne vais pas redéclarer ma flamme à M.C., je l'ai déjà fait ce week-end (en plus de le faire tous les jours, il ne faut jamais oublier de dire les choses qui paraissent évidentes).
Bref donc, Kangaroo Island, en quelques mots une île (comme son nom l'indique) complétement isolée et reculée du Monde avec la terre rouge de l'Outback, une voiture croisée tous les quarts d'heure (et encore), une faune incroyable (les kangourous y sont différents de ceux que j'ai vus partout ailleurs en Australie, ils ont des têtes de chameau, si si je vous jure) et l'impression d'être perdu au milieu de rien, coincé 20 ans en arrière.
Plus je vis en Australie et plus je me rends compte de la richesse du pays, en terme de Nature je veux dire. Vous connaissez beaucoup d'endroits où l'on peut voir des animaux sauvages dans leur environnement naturel, sans les déranger pour le moins du monde ? Ici j'ai vu des koalas, des kangourous, des emus, des oiseaux aux couleurs magnifiques (je suis nulle en nom d'oiseaux), des serpents (oui ça je m'en serai bien passée), des araignées (ça aussi tiens), des lions de mer donc, des phoques, des echidneas, des pussums, des crocodiles, des wallabies (petits kangourous)... et tout ça dans la nature, au détour d'une ballade, ou simplement sur la route. Pas derrière les barreaux de leur cage dans un zoo, non non.
Et bien j'ai beau être une city girl jusqu'au bout de mes orteils manucurés, voir ce bébé lion de mer** qui s'amusait sur la plage en attendant sa maman et qui se moquait bien de nous, ça me rend toute chose. D'ailleurs bien souvent quand je vois ces animaux ou les paysages si époustouflants qu'il m'ait été donné d'apprécier depuis mon arrivée ici, je me prends souvent à souhaiter que plus de gens dans le monde puissent expérimenter ce que je suis en train de vivre, parce c'est vraiment et tout simplement magique.
* Et ce petit film d'une qualité médiocre, pris avec mon appareil. Je vous déconseille de mettre le son, le vent soufflait très très fort ! C'est pas très joli des garçons qui se battent !
** Du coup j'ai demandé à M.C. Si au lieu de prendre un chat on ne pouvait tout simplement adopter ce petit bout de chou, mais apparemment non, notre proprio n'apprécierait pas. La vie est trop injuste.
PS: Il suffit de demander:
12:43 Publié dans Amour, Prozac et autres curiosités, Vis ma vie de Kangourou, Voyages Voyages | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : kangaroo island, australie, kangourou, lion de mer
vendredi, 24 avril 2009
Une pause, encore une...
Mais cette fois j'ai une bonne excuse, une très bonne même, mais dont je ne peux pas vous parler pour le moment (ah ben oui si ce n'est pas drôle).
En tout cas moi je dis vivent les journées de 48 h, vivent les automnes doux, vive la mode et vivent les rêves les plus fous!
Bon, je ne vais probablement pas revenir beaucoup par ici dans les prochaines semaines, donc en attendant je vous laisse avec une photo de mon weekend de Pâques, sur la Great Ocean Road.
À très bientôt !
15:06 Publié dans Vis ma vie de Kangourou | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : great ocean road, victoria, melbourne, australie
lundi, 07 juillet 2008
Crocrodiles, diles, diles
En avant pour l'aventure!
Alors voilà, j'ai passé dix jours à Port Douglas:
Une station balnéaire australienne très populaire auprès des habitants de Victoria (Melbourne) et de New South Wales (Sydney). C'est là qu'ils s'y réfugient pendant les durs mois d'hiver - juin, juillet et août - où la température dans le Sud-Est descend jusqu'à, ouhlalala, au mois 13°C dans la journée à Melbourne et 16°C à Sydney. Et encore ça c'est pour les jours très froids. Il suffit donc de 3 heures et demi de vol (en domestique, ce qui signifie beaucoup moins d'attente et de sécurité à l'aéroport) et une heure de bus pour se retrouver à Port Douglas et profiter de la saison haute, l'hiver. En effet, l'été, Queensland (l'état du Nord-Est de l'Australie) jouit d'un taux d'humidité de 100% par 35°C. Si ce n'est pas assez pour vous repousser: les plages sont infestées de box jelly fish, les méduses les plus dangereuses possibles, qui vous tueront dans les conditions les plus atroces. Mais en hiver pas de problèmes, l'eau est chaude et l'océan pacifique est très clair. Petit bonus: a priori il n'y a pas de requins. Enfin on ne peut jamais être sûr, mais "a priori" suffit aux australiens pour se baigner.
On y trouve les éléments gagnants des vacances au soleil: des plages de sable fin quasiment vides (les plages australiennes sont si grandes et si nombreuses et la population si minimale qu'il est difficile de se retrouver dans une plage surpeuplée), une eau claire, des pubs à foison, des barbecues dans chaque hôtel (le sport national je vous le rappelle) et l'endroit est chargé d'histoire, c'est près de là, à Cape Tribulation, que le capitaine Cook a découvert la côte Est de l'Australie, et l'a déclarée anglaise (en tout cas selon les livres d'histoire, en fait le continent est tellement grand qu'il a été découvert plusieurs fois, mais souvent les découvertes étaient mal comprises - certains pensaient à une petite île - ou mal documentées).
Mise à part la valeur historique du lieu, imaginez une plage immense entourée d'une splendide forêt tropicale (Daintree Rainforest) qui descend jusque dans le sable et pas un chat autour. Sur la plage, des milliers de petites boulettes de sable: mâchées et recrachées par les crabes, on dirait des impressions d'artiste.
Près du Cape Tribulation et à travers la Forêt Tropicale de Daintree, se trouve la Daintree River (listée au Patrimoine Mondial de l'Unesco), dans laquelle il est quelque peu déconseillé de se baigner... la rivière est infestée de crocodiles!!! En fait de nombreuses rivières de la région servent de domicile aux sacs à main sur pattes et les locaux sont très informés sur la question, sur une carte ils peuvent vous montrer où vivent les crocrodiles et toutes les bêbêtes un peu méchantes de la région. Mais ne comptez pas sur eux pour vous donner la frousse. Plutôt relax ils se contenteront d'un "j'éviterais d'aller nager par là si j'étais vous, il y a des crocs." et puis c'est tout.
La Daintree river est donc une grande attraction touristique et pour notre "croisière" nous avons choisi un bateau à panneaux solaires. Non polluant et très silencieux, il permet de s'approcher très près des crocrocrodiles, qui portent chacun un petit nom (donnés par les locaux). Sur la photo ci-dessous, c'est Scarface, un croc de 60 ans (les crocodiles ont la même durée de vie que les adultes), environ 6 mètres de long et 300 kilos, il a perdu presque toutes ses dents à force de se battre avec les autres mâles de la rivière, notamment Fat Albert, le doyen, 600 kilos les bras levés.
Scarface a déjà mangé une vache entière en presque une seule bouchée, mais il faut savoir que les crocodiles sont des animaux fainéants: ils mangent très peu (un chien peut leur suffir pour plusieurs semaines) et économisent leur énergie au maximum: ils se dorent au soleil l'après-midi pour ne pas avoir à produire de la chaleur et chassent la nuit. S'ils ont faim, ils choisiront toujours la plus petite bête à disposition pour ne pas trop se fatiguer à l'avaler. En gros, si vous emmenez votre petite soeur avec vous, vous êtes tranquilles, les crocs ne s'intéresseront pas à vous. Trop de travail.
Et tant qu'à faire, autant s'arrêter aux Gorges de Mossman dans le Parc National de Daintree pour admirer les cascades...
A suivre...
Crédits Photo: M.C. et son Nikon D80 comme d'habitude.
14:43 Publié dans Voyages Voyages | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : grande barrière de corail, daintree river, mossman gorge, queensland, australie
dimanche, 06 juillet 2008
De retour des tropiques...
où j'ai expérimenté pas mal de clichés australiens en quelques jours: les crocodiles, la Grande Barrière de Corail, les requins, l'hiver à 25°C, les plages pardisiaques quasiment infréquentées, les terrasses victoriennes, les papillons exotiques... Juste quelques centaines de photos à trier et je vous raconte tout en détails!
Puis dans un prochain post, je vous raconterai aussi les traditions d'un mariage australien: des demoiselles d'honneur assorties au something new, something borrowed, something blue...
A tout de suite!
12:57 Publié dans Voyages Voyages | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : australie, cairns
vendredi, 16 mai 2008
Le sport est dangeureux pour la santé, à consommer avec modération
J'adore faire des découvertes qui arrangent ma vision des choses de la vie. Comme par exemple, contrairement à ce que tout le monde semble croire, le sport est dangeureux pour la santé. Si, si, j'ai des preuves.
Il y a quelques temps, je vous faisais part de mes premières impressions sur les australiennes, et notamment sur leur passion frénétique pour le sport. Au-delà d'être des fitness freak, les australiennes ont une addiction sans borne au sport féminin national, le netball. Ne me demandez pas exactement ce que c'est, les aussies ont le chic pour réinventer les sports à leur sauce, mais en gros ça ressemble au basketball.
Et bien il est où le problème? Le problème c'est que c'est un sport dangeureux de toute évidence, puisqu'après s'être adonnées aux joies du netball pendant leur vingtaine, les aussies passent leur trentaine dans un bloc opératoire à se faire reconstruire les genoux, lors de chirurgies coûteuses et douloureuses . Et je ne parle pas là d'un cas isolé, autour de moi rien que trois personnes viennent de passer sous le scalpel. Et si ce n'est pas le netball, c'est à cause de cyclisme trop intensif, ou d'ailleurs n'importe quel autre sport pratiqué à haute dose. Voilà, si ça ne vous donne pas envie d'arrêter la gym tout de suite, je ne sais pas quoi faire.
Ca a aussi pour double effet kiss cool que les australiennes ne découvrent les régimes qu'à 30 ans. Effectivement, pas besoin de se soucier de ce qu'on met dans son assiette quand on fait du sport à haute dose, puisque aussitôt avalé, aussitôt brûlé. Les problèmes arrivent quand on n'a plus le droit d'en faire du sport à cause de ligaments morts et qu'on grossit à vue d'oeil vu qu'on n'y connaît rien en diététique et seulement en abdos fessiers. Vous voyez, moi je n'ai pas du tout ce problème, vu que je prends du poids depuis que la puberté a posé son doux regard sur moi.
Bon sinon, à part développer des théories bancales qui n'intéressent que moi, j'ai aussi fait des découvertes passionnantes.
L'Australie, non contente, d'être à mille lieues du reste du Monde, se trouve aussi diamétralement opposée sur tous les sujets de société.
Le chômage? Connaît pas! Le pays est actuellement en situation de plein emploi. La dernière fois que c'est arrivé en France, je n'étais même pas née. Sans vouloir faire un cours d'éco, on parle de plein emploi quand le taux de chômage est inférieur à 4 % La situation est telle que les entreprises se battent pour garder leurs meilleurs employés et pour piquer ceux des autres, tellement il y a une pénurie de "bons" employés. Moi qui cherche un poste à temps plein (je freelance en attendant), je n'ai que l'embarras du choix. J'ai eu le luxe de pouvoir refuser trois offres d'emploi jusqu'à maintenant, parce que je sais que je peux attendre qu'un meilleur poste arrive... Des centaines d'annonces sont postées chaque jour, et à raison de deux/trois entretiens par semaine, ça ne devrait plus tarder. Et inutile de dire que ce sont des conditions idéales pour négocier un salaire moelleux.
Qu'est ce qu'ils font d'autre de différent? Des bébés. A foison. Je crois que je peux dire sans trop m'avancer que le vieillissement de la population n'est pas un souci australien, car tout le monde est occupé à repeupler le pays. Difficile de croiser une femme entre 25 et 35 ans qui ne soit pas enceinte. Ou alors elle pousse un landau tout frais. Et souvent les deux à la fois (et oui, il faut pas traîner, des fois qu'il y aurait des ruptures de stock de bébés). Le plus ironique dans tout ça, c'est que les australiennes ne touchent pas de congé maternité. Chaque entreprise a le choix de ce qu'elle donne et souvent c'est nada. Les femmes enceintes choisissent la durée de leur congé, et pendant tout ce temps elles ne touchent absolument rien, ou un tout petit quelque chose si elles travaillent pour une super boîte très consciensieuse.
En contrepartie, il y a le "baby bonus" (voué à disparaître bientôt): A$ 4258 (soit 2600 €) donné par le gouvernement pour chaque enfant né et qui selon l'adage populaire fait le bonheur des vendeurs de télés à écran plat. Autant pour l'éducation des enfants.
Parmi tous ces couches et biberons, l'important, quand on est un couple DINK (Double Income No Kid) et fier de l'être, c'est de rester sur ses gardes, car tout le monde vous attend au tournant. Un petit coup de fatigue, un peu d'embonpoint, il n'en faut pas plus pour éveiller les soupçons. Je songe grandement à commencer à porter ma plaquette de pilules en pendentif, ça m'évitera de devoir répondre "non, toujours pas enceinte, merci" toutes les deux minutes.
What else? C'est de bonne guerre, les australiens se soucient autant du reste du Monde, que le reste du Monde se soucie d'eux. C'est-à-dire très peu. Et je crois pouvoir annoncer sans trop m'avancer que leur mot préféré est "overseas" (outre-mer). Pour un australien lamdba, peu importe d'où tu viens, tu es directement étiquetté d'overseas. C'est vrai qu'être américain, français ou chinois c'est un peu la même chose non?
Paradoxalement (ou pas). Il y a une fascination extrême pour toutes les choses européennes. Par exemple, tous les quartiers un peu chic d'une ville sont appelé "Paris end", ie. "the Paris end of Collins street". Les adjectifs "européens" et "français" sont utilisés à outrance pour décrire tout et n'importe quoi: "French doors" pour décrire un certain type de porte (toujours pas compris lesquelles) "kitchen with European style appliances" (là encore, je ne comprends pas trop, pour avoir voyagé un peu, je peux vous dire que les frigos sont à peu près les mêmes partout), "French cuffs" (désignent des manches de chemise à boutons de manchettes), et le top de ce qui ce fait de mieux un yaourt goût "French cheesecake".
Alors là, permettez-moi de vous demander pardon, mais si il y a une chose qui n'est absolument pas française, c'est bien le cheesecake!
Edit: On me souffle en coulisses que le baby bonus ne disparaîtra que pour les gens riches. Voilà comme ça vous savez tout.
10:34 Publié dans Vis ma vie de Kangourou | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : australie, melbourne, netball
mardi, 13 mai 2008
Akira Isogawa
Akira Isogawa est un des créateurs australiens les plus célébrés. Vous aurez peut-être entendu parlé de lui, puisque le créateur, d'origine japonaise, présente ses collections à Paris depuis dix ans.
Son concept? Créer, à partir d'un tissu, une ambiance, un look, une silhouette.
12:24 Publié dans Coup de projecteur sur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : mode, australie, akira isogawa
dimanche, 20 avril 2008
Fleur Wood
[Oups, je reviend d'un week-end d'enterrement de vie de jeune fille (pas la mienne hein) et je me rends compte que je n'ai posté depuis une semaine! Désolée pour cette absence prolongée, j'ai plein de notes en stock, il me faut juste le temps de les écrire et publier...]
... Fleur Wood. Déjà rien que le nom, c'est tout une histoire. Plus féminin romantique tu meurs. Esprit belle des champs rétro, fleurette et tulles pour cette créatrice ultra reconnue ici et quasi inconnue ailleurs (comme c'est le cas pour 95% d'entre elles). Moi j'adore, mais à petites doses, trop de fleurettes peuvent tuer la fleurette. Le bonus c'est que le prix commencent relativement bas (enfin pour une créatrice de son acabit hein, ce n'est pas donné non plus), la robe qui me fait vraiment envie ( 5ème photo mais avec l'imprimé de la deuxième) est à environ 190 €, vivement les soldes!
23:25 Publié dans Coup de projecteur sur | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : fleur wood, australie, mode
dimanche, 13 avril 2008
Zac Posen, le flop pour Target
Ah ça on en a parcouru du chemin depuis la collabo Karl Lagerfeld/h&M... Overdose, mauvais ciblage ou mauvais goût, il faut croire que les combinaisons cheap/luxe ne peuvent plus marcher à tous les coups. On aura eu bien tort d'oublier qu'en mode, ce qui est In un jour, est Out le lendemain.
Naïvement, j'avais pensé que Roberto Cavalli arriverait enfin à couler le bateau et lui-même avec. Qui pouvait franchement vouloir de ses robes léopard imprimées sur du synthétique fabriqué en Chine? Et bien tout le monde il faut croire, enfin surtout celles qui avaient eu le courage de se lever à l'aube et de se préparer à la guerre par un froid matin de Novembre 2007.
En 2007, l'Australie, généralement en retard sur le reste du Monde, avait suivi le pas de la recette marketing désormais réputée infaillible. L'année dernière, Stella Mc Cartney, n'écoutant que son sens du business, avait conçu une collection spéciale pour Target. Target AKA le soi-disant H&M américain, implanté aussi en Australie. Je dis soi-disant bien sûr, car quiconque entrant dans l'antre du cheap aura bien vite compris la supercherie. Côté fringues, on est plus près de La Halle aux Vêtements et côté maison, ça vole au niveau de Conforama. Bien loin donc de la success story des suédois.
Mais peu importe, les australiennes, bien dociles, s'étaient précipitées aux portes, battues pour des petits hauts et des trenchs, roulées par terre pour trouver la dernière robe dans leur taille...10 minutes les portants étaient vides et tout était sur Ebay. La routine, quoi.
Puisqu'on ne change pas une équipe qui gagne, cette année chez Target, c'est Zac Posen, l'américain au vent en poupe, qui dixit dans Vogue y voyait là le moyen de mettre son nom sur la carte (australienne en autre). Et bien Zac, je sais pas pourquoi mais là je parie que tu t'en mords les doigts, depuis ton loft de Manhattan. Recette usée et abusée, RP monstrueuse, pub à gogo, toutes les modasses sur les starting blocks, le 3 avril pour la sortie en boutique.
J'avais vu et revu les pièces clé de la collection et n'était pas du tout emballée. Mais comme j'aime bien Zac, je lui laissais le bénéfice du doute. Et j'ai oublié, tout simplement oublié. Et puis plus de 10 jours après le lancement de la collec, soit 10 années lumière en temps modesque, je passe devant un Target. M.C. me demande si je veux rentrer voir la collection (ne vous méprenez-pas, il ne sait pas qui est Zac Posen, mais il écoute quand je parle, la preuve). Je fais la moue. Aller voir des portants vides? Pourquoi?
Mais au loin, j'aperçois les panneaux Zac Posen et en-dessous les portants sont loin d'être vides. Je rentre. On est samedi après-midi, deux nanas regardent un chemisier Zac. Et puis c'est tout. Personne d'autre dans le rayon, qui est plein à craquer. De fringues, j'entends. Toutes les pièces sont bien là chacune avec au moins deux exemplaires dans chaque taille. J'inspecte, hagarde, les pièces une à une. Des matières horriblement cheap, des imprimés dignes de la robe de la tante Jeanne datée 1974, Du vert bouteille hideux. Je ne reconnais pas vraiment Zac. D'ailleurs, je ne reconnais pas du tout la patte créateur quel qui soit. Dans 6 mois, c'est sûr, ces robes traîneront par terre dans un coin du magasin, evec une étiquette - 75%.
Je suis un peu triste pour Zac, donc j'aime beaucoup les "vraies" collections mais je suis ravie d'apercevoir la lumière au bout du tunnel. Les immondices produites par Kate pour Topshop cette saison tenderaient à confirmer ce que j'espère. Avec un peu de chance, bientôt on va pouvoir retrouver une vie normale. A voir en Novembre, ce que Comme des Garçons aura concocté pour H&M, mais j'ai bon espoir. Bientôt on sera débarassées.
Juste pour vous donner une idée de l'étendue des dégâts (imaginez des tissus très épais et raides), Zac Posen pour Target c'est ça:
16:33 Publié dans Fashionitudes | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : zac posen, target, australie
lundi, 24 mars 2008
Witchery, Oh oui !
Or donc, je vous disais récemment mon méga coup de coeur pour une chaîne australienne et ce dès le premier jour après avoir mis les pieds sur le continent. La marque en question s'appelle Witchery, pas du tout sorcière et tout à fait aimable.
Plutôt qu'un long discours, je vous dirai simplement que Witchery est l'une des rares marques que je connaisse, où je pourrais entrer les yeux fermés, attraper 10 pièces et être 100% sûre en ouvrant les yeux que je vais les aimer. Ce qui est d'autant plus impressionnant qu'il s'agit d'une chaîne à prix accessibles (sans être cheap tout de fois) étant donné que les deux autres marques qui remplissent ces critères sont Filippa K et Vanessa Bruno.
Pour vous illustrer ça, j'ai choisi de composer des looks avec uniquement des pièces de la marque. J'espère que vous apprécierez autant que moi les couleurs sourdes, détails féminins et coupes bien pensées. Et je m'excuse d'avance si vous craquez sur une pièce car la marque est uniquement disponible en Australie et Nouvelle-Zélande.

J'ai déjà rien que trois des pièces ci-dessus. Vous comprenez mon addiction ?
07:29 Publié dans Fashionitudes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : witchery, mode, australie, shopping
jeudi, 20 mars 2008
Zimmermannia
Quand je suis arrivée en Australie, parmi mes centaines de coup de coeur modesques, j'ai eu deux coups de foudre: le premier pour Witchery dont j'ai déjà un peu parlé et dont, vous pouvez en être sûres, je reparlerai bientôt et le deuxième pour Zimmermann, mon sujet d'aujourd'hui.
A priori, on pourrait croire que Zimmermann n'est pas du tout mon style: de la couleur vive, voire très vive, de l'imprimé loufoque, voire aux bornes des limites, du ultra-girly... Oui mais c'est aussi des imprimés différents, qui sont la signature de la marque, des belles couleurs, et il y a bien assez de choix dans la collection éviter le fashion faux pas et en ressortir avec un look peu commun et très estival (ils font aussi des maillots de bain à craquer, dont un à imprimé papillons tout à fait de mon goût).
Et puis, je ne sais pas si c'est le changement de continent, les températures qui ont avoisiné les 40 degrés la semaine dernière, ou simplement que j'élargis mon champ de bataille modesque, mais je suis en train de virer de bord dans tous les sens: à bas le gris, je veux du jaune, vivent les imprimés, et qui a dit que le rouge n'allait pas aux blondes à tendance normandes (rapport aux joues rouges). Euh moi, mais plus maintenant, ma récente obsession étant de me dégoter une robe corail.
J'ose à peine vous montrer des photos de la collection été de Zimmermann, tellement je les trouve peu représentatives et bien loin de la réalité.
Bref, les prix ne sont pas exactement bas, donc qu'elle ne fut pas ma (bonne) surprise, quand j'ai découvert sur leur site qu'ils organisaient une vente de déstock à la fin de chaque collection, en d'autres mots, tous les restes encore moins chers que les dernières démarques en soldes.
J'y allais donc d'un pas gai (je ne vous raconte pas comment je me suis perdue et que ça m'a pris 45 minutes pour y arriver, car après vous allez vous moquer et on va perdre le fil de l'histoire), avec pour but ultime, ces deux robes:


Une robe en soie à imprimé nuage, qu'on voit mal sur la photo mais qui est ressérée à la taille et à des gros boutons recouverts sur la jupe, (je la voulais en gris clair et non noir comme sur la photo) , (une fois n'est pas coutume, j'ai coupé les pieds sur la photo, les chaussettes hautes blanches dans les sandales, c'est trop borderline pour moi. Et une robe imprimée flamands roses qui existait en plusieurs couleurs et coupes.
Bon je ne vous fais pas le topo des ventes privées, après deux heures d'acharnement intensif par 39 degrés dans une pièce sans clim avec des dizaines d'autres filles, je suis ressortie avec ça:



Les nuages (je sais, l'imprimé fait mal aux yeux en photo, c'est moins pire en réalité) mais dans une autre coupe (et bleue marine cette fois) car la première ne m'allait vraiment pas, et les flamands roses me direz-vous ? J'ai fait la bêtise ultime de laisser la robe (dans ma taille) sur son portant car j'étais déjà trop chargée, avec la conviction de revenir la chercher plus tard. Vous vous doutez-bin que plus tard elle était partie, mais j'aime aussi beaucoup son homologue unie qui est pile poil de la couleur que je cherchais (et que j'avais juré ne jamais porter).
Et vous remarquerez les sandales Nude jaunes ! A 17€ (et toutes en cuir) je me suis dit que la prise de risque était minimale, et par la même occasion, j'ai déjà ma tenue pour un mariage sur la plage dans quelques mois, me manque plus que la pochette jaune assortie.
La bonne nouvelle c'est que Zimmermann vend aussi à l'étranger, et si ça vous dit de creuser, la marque est vendue sur shopbop, Net-A-Porter, La Garconne...
PS: on va dire que cette note compte aussi pour "la marque de la semaine".
PS2: plein de posts de prévus dont mes achats depuis ces deux derniers mois, et mon petit Sony qui me lâche !!!! Il faudra donc attendre pour les photos...
13:22 Publié dans Dans mon dressing | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : zimmermann, australie, shopping, mode








































