mardi, 24 avril 2007
Hors sujet
S’il y a bien une chose qui m’énerve, c’est, dans de nombreux domaines, l’intolérance de certains envers les choix des autres.
Loin de moi l’envie de lancer le débat avoir/ou non des enfants. Il y a des arguments (valides) pour et contre et c’est comme ça. Si la vie était tout le temps noir et blanc, non seulement elle serait d’un ennui mortel, mais en plus ça se saurait.
Ce qui me fâche, c’est que je n’ai jamais entendu une femme ne souhaitant pas d’enfant s’acharner sur une mère alors que le contraire n'est pas rare.
Je respecte et j’ai toujours respecté les femmes qui adorent les enfants, qui en veulent un peu ou beaucoup, qui sont très attachées aux valeurs de la famille, ou même se jettent sur chaque bébé qui passe dans la rue. Et de la même manière, je respecte les femmes qui n’ont jamais ressenti l’envie d’être mère, qui aiment leur vie sans enfant et qui préfèrent claquer leurs sous en chaussures plutôt qu’en couches. Mais je ne vois pas en quoi les premières seraient plus honorables que les secondes. Ce qui est honorable selon moi, c’est de croire en ses convictions et de s’y tenir, tout en sachant que nul n’est à l’abri de changer d’avis un jour.
Nous vivons dans une société où les femmes ont le choix et j’estime que l’on devrait célébrer ce choix qui nous est donné en respectant les convictions de chacune.
Je ne veux pas me lancer dans un discours cliché, mais je pense que la diversité fait la force d’une société. Si tout le monde faisait des enfants, on serait trop et si personne n’en faisait on ne serait pas assez. La diversité c’est aussi l’équilibre.
Sur une note plus personnelle, j’aimerais préciser que je n’ai jamais écrit sur ce blog (ni pensé) que je détestais ou haïssais les enfants. Je pense qu’il y a des enfants aimables et d’autres moins tout comme les adultes. Je pense aussi qu’il est plus facile d'aimer et de tolérer ses propres enfants que ceux des autres surtout dans des lieux ou à des heures incongrues. Je pense aussi qu’il est malhonnête d’affirmer que chaque femme porte en elle le désir d’enfant ou l’instinct maternel. Heureusement pour elles, les femmes ont toutes des envies, des désirs, des goûts et des couleurs différentes. Je pense aussi que je ne comprends pas pourquoi certaines femmes mamans se sentent agressées par le non-desir d’enfant des autres. Je m’arrête là.
16:30 Publié dans langue de vipère day | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
vendredi, 23 mars 2007
M pas
[ La direction décline toute responsabilité quant à l'utilisation de titre à la noix. L’inspiration a ses limites, surtout un vendredi.]
Bien sûr que je suis allée voir la collection Madonna pour H&M. Mais seulement par pure curiosité (et aussi un peu parce que j'ai un blog à remplir) et sans aucune intention de dégainer la CB.
Je vous avais déjà dit ce que j'en pense, les partenariats très marketing dans ce genre j'en ai ras la couette. Le luxe pour pauvre, J'ai adoré au début et mon pull Stella pour H&M est un de mes préférés. Mais là je n'en peux plus. Madonna est une chanteuse et je ne comprends pas du tout la légitimité de cette action. Surtout qu'on a déjà pu admirer ses talents de grande créatrice avec des joggings en synthétique brillant qui ne sont même pas partis soldés à - 50 %. Donc pourquoi renouveler l'opération ?
J'avais trouvé la campagne de pub fade et peu créative à l'image des photos de la collection. Et bien mon passage chez H&M a confirmé mes doutes. D'abord, il n'y avait vraiment pas foule surtout pour un jeudi soir (le seul jour de la semaine ou les boutiques ferment à 21h au lieu de 18h). Ensuite le merchandising était vraiment douteux. Dans un grand carré spécial Madonna, on trouvait d'un coté toutes les fringues beiges et de l'autre toutes les noires. Ça en dit long sur la collection. Du beige et du noir. Cinq robes avec exactement la même coupe dans une soie fine qui m'a fait pense a du polyester. Du beige limite jaune qui m'a donné mal aux yeux. Des coupes simplissimes, banales. Heureusement que ces vêtements avaient une étiquette Madonna, car je ne vois pas du tout ce qui les distingue.
Maloles pour André, Kate Moss pour Topshop, Jovovich pour Mango, Giles Deacon et Lily Cole pour New Look, Madonna pour H&M, on se demande comment on faisait avant que nos fringues soient "pensées" par des chanteuses et des top models. En fait moi ce que j'en dis, c'est qu'on s’en sortait aussi bien.
Enfin bref, pour cette collection de "star" encore plus qu'une autre, je suis perplexe.
Mais comme je ne suis pas non plus qu'une vieille morue, j'admettrai que Sardine est ravissante dans sa robe Madonna et que, suite à la note de Géraldine, je suis quand même curieuse quant à la collec de Milla pour Mango qui a l'air pas mal du tout, même si ce n'est pas trop mon style, surtout les robes aux chevilles.
Bon week-end !
16:25 Publié dans langue de vipère day | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Madonna, H&M, mode, blabla de fille
mardi, 13 mars 2007
les folles de la sape sont partout
Comme vous ne le savez peut-être pas, Stella a renouvelé l'expérience "je me fais des pépètes sans en foutre une" avec Target la chaine high-street australienne (ou comment des gens dans le monde survivent sans H&M ou Zara).
Enfin bon nous on s'en fout car bien sûr, cette collection, on n'y a pas accès. Soit. Mais, juste pour soulager nos consciences, voici les photos des aussies à la pêche à l'étoile. Les folles de la sape sont donc partout dans le monde. Des images pour vous consoler quand, lors des prochaines soldes, vous serez en train d'abattre une minette à coups de cintre pour qu'elle lâche cette robe Vanessa Bruno à -50%.
Et pour celles qui ont du temps, ou qui veulent réviser leur anglais, voici les articles qui relatent les tristes faits: queue de plusieurs heures avant l'ouverture du magasin, collection dévalisée dès 9h30, des nanas en slips au milieu de la boutique en train d'essayer les vêtements, et les fameux coups de cintres donc: ici, là et là
Et tout ça pour ça:

16:40 Publié dans langue de vipère day | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Stella Mc Cartney, Target Australia, blabla de fille
lundi, 12 mars 2007
mauvais points
Première étape bien sûr, "clics fashion", l'article sur les blogs mode qui cite trois de mes bloggueuses préférées (Géraldine, Garance et Nadia). Bien qu'intéressant, je trouve l'article un chouia condescendant.
Parmi les blogs girly/fashion français que je lis tous les jours, très peu sont tenus par des filles travaillant dans la mode et seulement deux par des journalistes de mode. La plupart des autres admettent volontiers être des amatrices qui aiment juste parler de leur passion. Sachant cela je peine à comprendre pourquoi on leur reproche leur manque de professionnalisme "Mais sur la planète blog française, on est encore au niveau de la mode de comptoir. On est loin du ton journalistique, très pro, des fashion-blogs américains". Oui et alors ? La plupart des blogs sont un hobbie, non rémunéré, tenus par des personnes aussi diverses que variées qui ont en commun l'envie d'écrire, de partager et de parler de ce qu'elles aiment. Ce que j'aime moi justement, c'est ce que ELLE appelle "la mode de comptoir". Sur nos blogs, on discute à bâtons rompus, on partage des avis, on découvre des marques ou des produits sans avoir l'impression qu'on essaie de nous refiler la marchandise... Et c'est ça qu'on y recherche non ?
Personnellement, si je veux un avis pro sur un défilé, je vais sur style.com. Si je veux un avis plus personnel, plus humain, mais qui reste pointu et avisé, j'ai mes blogs chéris. D’ailleurs je préfère les blogs à la vision très perso sur la mode que ceux qui énoncent simplement des marques et des nouveautés. Je laisse ça aux magazines féminins.
Et puis il faut bien l'admettre les magazines féminins se sentent un peu menacés par les blogs, tout en criant à qui veut l'entendre "pfeuhhh ces amatrices ? bien sûr qu'elles ne nous remplaceront jamais". Non, ELLE, je pense que tout le monde a à peu près compris la différence entre les blogs et les magazines, l'un n'exclut pas l'autre, même si j'avouerai que je fais de plus en plus confiance aux blogs plutôt qu'aux magazines en matière de mode à suivre ou produit à adopter. Alors pas besoin de conclure l'article par un nonchalant "Mais toutes le disent, elles bloguent, elles bloguent, mais pour rien au monde elles ne rateraient la sortie en kiosque de leur magazine préféré" on a bien compris ELLE, que tu flippes plus à la vue de ton nombre de lecteurs que nous, qui n'avons rien à gagner, si ce n'est une petite fierté personnelle de savoir que nos babillages, ça intéresse quelqu'un. Mauvais point Numéro 1.
* On peut trouver la copie conforme de cette robe chez Zara, elle est magnifique, même si destinée à des minipouces.
** Le legging doré peau de serpent à picots, c’est une blague ?

18:20 Publié dans langue de vipère day | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : ELLE, mode, fashion, blabla de fille
mardi, 27 février 2007
le tapis rouge fait grise mine
On aura tout vu dans ces Oscars, sauf de la belle sape ! Comme quoi avoir un corps et un compte en banque de rêve, plus tous les créateurs prêts à vous tailler une robe sur mesure ne garantit pas de briller sous les spots lights !
I y a eu:
Des robes voyantes sans grâce:

Des robes sans saveur aux couleurs fades:
Des détails douteux:

Alors, un peu par dépit, je décerne l'Oscar des plus belles robes à Reese et Cameron. Et une mention spécial "beau gosse" à Clive.
10:52 Publié dans langue de vipère day | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : oscars, romedium_clive.jpgbes, célébrités, blabla de fille
jeudi, 08 février 2007
la vie sur des échasses
Apercu d'un fashion shoot sur une piazza à Rome:
Appuyée à la fontaine, la jeune fille est charmante (sa robe me fait penser à la collection Bottega Veneta de ce printemps mais je n'ai pas eu le temps de bien regarder). Toute douce avec son joli serre-tête...
Entre deux prises, enveloppée dans sa couverture, le glamour ne transpire pas autant. Mais ce n'est pas la où je veux en venir.

Le vrai coup de grâce ? La pauvre arrive à peine à mettre un pied devant l'autre. Elle surplombe toute l'équipe de 10 bons centimètres, épaulée par deux assistantes pour arriver à parcourir les 3 mètres qui la séparent du van. Inutile de dire qu'elle faisait plus pitié qu'envie (oui j'utilise les expresssions populaires comme je veux d'abord...).
Voilà, c'était une note pour de rien, si ce n'est pour ajouter un pierre à mon (début de) manifesto anti-échasses.
16:10 Publié dans langue de vipère day | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : mode, photo, fashion, blabla de fille, rome
mardi, 06 février 2007
GRRRRR
il y a une fille qui m'énerve au boulot. Vraiment. Pourquoi ?
- Parce que plus cosmopolite tu meurs: née en Inde, grandi en Chine, vécu aux Etats-Unis et maintenant entre Londres et Amsterdam. Elle a un nom imprononçable et je n'ai toujours pas compris de quelle nationalité elle est (le sait-elle elle-même d'ailleurs ?)
- Parce qu'avec sa taille XXS, sa hauteur de mini pouce, ses longs cheveux couleur de geai, sa peau mate elle est mon opposée totale.
- Parce qu'elle est le comble de l'effortless chic . En jean et haut noir tout simple, elle rehausse le tout d'un petit haut en soie bleu canard par-dessus et des ballerines vernies bordeaux et ça marche tout de suite. Un peu de couleur, des belles matières, une bonne combinaison d'ensemble et l'air de ne pas l'avoir travaillé du tout.
- Parce qu'elle fait le boulot que j'aimerais vraiment faire (enfin dans ce domaine au moins)
- Parce qu'elle est freelance = elle gagne en une semaine ce que je me fais en un mois.
- Parce que tout le monde s'extasie sur son époustouflante intelligence et ça c'est pas si fréquent pour des hommes de dire ça à propos d'une fille ("she just hits the ball running", ki dit mon boss, et moi et moi et moi ?)
Ca ne vous suffit pas à comprendre pourquoi elle m'énerve ? OK que dites-vous de cela:
- Parce qu'elle ne va probablement pas chez l'ami suédois ou espagnol . Elle traîne plutôt du côté de chez Marc Jacobs , vous voyez et elle peut se le permettre (pas d'appel angoissé du banquier parce qu'il n'y a plus qu'un zéro sur son compte)
- Parce qu'il faut bien l'avouer, les fringues de créateurs rendent mieux sur une nana qui fait du XS (et avant de vous insurger « meuh non, vive les rondes », lisez Fashion Babylon où l’on vous explique que la plupart des créateurs dessinent leurs pièces sans penser au corps de la femme - au début au moins - et qu'ils préféreraient que leurs oeuvres d'art soient portées par des feuilles de papier ambulantes)
- Parce que j’ai complètement craqué sur la robe qu’elle portait l’autre jour: housse, couleur bleu jean que l’on voit partout, froncée aux manches et à pinces sur le col, qu’elle portait avec les fameuses bottes en caoutchouc noires vernies dont Deedee nous parlait il y a peu.
- Parce que je bloque sur cette robe housse depuis, sans jamais envisager de lui demander où elle l’a trouvé (je ne fais dans la groupie attitude qu’auprès de parfaites inconnues ou d’amies sincères)
- Parce qu’hier en ouvrant le Marie-Claire de Février, je retrouve la robe, toujours aussi belle, à la coupe aussi douce et aussi portée avec des grandes bottes vernies (mais blanches cette fois).
- Parce qu’il faut bien l’admettre, j’ai beau être une modasse dans l’âme, je ne suis pas (encore ?) le genre de fille à porter aujourd’hui ce qui sera dans les pages modes des magazines demain.
- Parce que je sais maintenant où la trouver: Chez APC pour la modique somme de 140€, un peu trop pour mon budget normal, par assez pour que je l’oublie direct.
- Parce qu’elle devient un peu ma muse au quotidien mais que je sais qu’on ne sera jamais copines.
- Parce que le pire c’est qu’elle n’est même pas désagréable.
- Parce que franchement ça ne m’arrive pas souvent d’être euh… euh...hmmm…euh...jalouse.
18:15 Publié dans langue de vipère day | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : robe housse APC, mode, blabla de fille, journal intime, boulot
jeudi, 14 décembre 2006
UGGly
J'adore le tourisme de mode. Je voyage pas mal (10 pays différents cette année, certains plusieurs fois) et j’aime fouiner dans des boutiques de marques inconnues, découvrir des tendances qui n’existent pas chez nous (même si la mode est très uniformisée maintenant, il y a toujours des petits détails qui font la différence), regarder comment sont habillées les filles dans la rue et pour le moindre acheter du Gap dirt cheap à NY par exemple.
De retour de Dublin donc (Dolorès et Sardine : Le mot-clé était « Guinness » voyons ;-) je voulais vous faire part de quelques remarques :
Contrairement à ce que je croyais, la bonne fée fashion n’a pas volé toutes les bottes UGG des placards de toutes les hallucinées de cette planète pour les jeter dans la mer (ce qui ne serait pas bien de toute façon puisque ça pollue). Elles sont encore là. Et à Dublin, elles foulent le pavé de bon cœur. Ecœurée que j’étais. Ces bottes hideuses, qui déforment et agrandissent de deux pointures, qui font marcher comme des esquimaux, les filles en portent encore. Le pire c’est que la plupart sont des fausses et encore plus moches (si si c’est possible). Et le pire du pire, ce sont les filles qui ne rentrent pas leur jean dedans ne laissant apercevoir qu’un bout de grosse patate à leurs pieds. (tttt et que personne me dise « mais ça tient chaud » on n’est pas aux Deux Alpes à la soirée après-ski en train de s’ingurgiter deux tonneaux de binouze. Faut pas pousser quand même)
Deuxième remarque, le soir : Il y a un mariage là ? Ou bien c’est le bal de la promo ? Une réception de l’ambassadeur ? Non ? Mais la robe en soie qui descend jusqu’au nombril et les sandales de 10 cm à paillettes pour aller au pub, ça fait pas un peu beaucoup ? Apparemment non. Du maquillage ultra sophistiqué (pour ne pas dire vulgaire), des sandales dignes d’un réveillon du 31, des robes de cocktail, du très court, du très décolleté, du qui brille de partout. Je me suis vraiment demandée ce que les filles portent quand elles ont une occasion spéciale. Parce qu’aller au Temple Bar et se faire bousculer dans tous les sens par des Irish avinés (enfin guinnessisés), pour moi c’est pas vraiment de l’occasion trop spéciale.
La dernière remarque on m’avait prévenue mais j’avais pas cru. Bon on est en Décembre là. Et Dublin c’est pas exactement dans les tropiques. Donc pourquoi mais pourquoi les gens sortent-ils les bras nus, la gorge déployée les jambes à l’air ? Et je ne plaisante pas. Les filles ne portent pas de collants avec leur robes légères et leurs sandales ouvertes. Les mecs sortent en tee-shirt. Beaucoup de gens se baladent en sweat épais : pas de manteau, d’écharpe, bonnet. J’ai aussi vu pas mal de filles avec un petit haut de soirée sans manches se rendre au pub. D’accord une fois qu’on y est il fait chaud, mais sur le trajet, la pneumonie ça vous dit quelque chose ?
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mercredi, 15 novembre 2006
décue décue décue
Chers messieurs Viktor, Hennes, Rolf et Mauritz. Vous m'avez décue, décue, décue.
Des mois à nous faire languir, baver devant des photos miniatures, à attendre l'évènement fashion de cet automne, même à en arriver à nous faire aimer le mois de novembre ! L'occasion pour nous pauvres mortelles de s'habiller presque couture pour une fois. Je croyais que vous aviez appris de vos erreurs. Apparemment non. Vous vous rapppelez le premier coup de feu avec Karl ? Succès mitigé. Pourquoi ? Entre autres, la principale raison avancée etait le peu de stock, décevant de la part d'une marque qui clame rendre la mode et le style accessible aux masses. N'était-ce pas la le but de cette audacieuse opération marketing ? Seulement voilà, Karl avait été mal inspiré (ou pas assez payé) et ne s'était fendu que de 2/3 robes, il y en avait 10 à tout casser et les foules s'étaient déchaînees sur H&M "C'est ça le style pour la masse ? Et si la masse c'est que 10 pauvrettes qui ont le courage (ou la bêtise) de faire la queue pendant trois heures pour acheter une robe qui est de toute facon made in China ?". On avait donc compris chez les Krisprolls qu'il faut pas fâcher la donzelle assoiffée de chiffons.
Puis il y a eu Stella. Même folie mais en plus accessible. Là il y avait du stock pas de problèmes, même trop d'ailleurs. Je ne sais pas à Paris mais ici, il y avait encore du Stella dans les rayons en janvier. Et à - 50% en plus. Il fallait bien s'en débarasser, Stella c'était déjà sooooo last season. Et dans la rue c'était le tsunami de l'étoile. Impossible d'aller quelque part sans croiser 3 greluches avec le même haut. J'ai vu des filles conspier avant une soirée pour être sûres de ne pas toutes porter la même robe. Au final, personne ne la portait au cas où et la dite robe s'ennuyait fermement dans le placard maudissant celle qui avait été achetée à l'improviste pour parer à l'impensable. J'ai aussi vu des filles porter deux hauts Stella l'un sur l'autre en essayant de prendre un air laid-back. De mon point de vue, ça criait surtout "je suis tellement désespérée d'être IN que j'empile. Un haut Stella c'est cool alors deux c'est deux fois plus cool non ? NON !"
Cette fois V&R. Des mois d'attente je vous dis. Puis des doutes à la lecture de beaucoup d'autres fashionistas. Faire la queue pendant des heures devant H&M, se battre à coup de cintres ? non pas question ! Se trimballer dans la rue avec sur le dos le même trench que toutes les autres ? Ah non merci !
J'avais alors calmé mes ardeurs (et oui je suis super influençable) et m'étais restreinte à (1) n'aller à H&M que le jeudi soir puisqu'il y aurait encore plein de stock, (2) ne pas acheter le trench (pourtant bien sympa) ou toute la panoplie (pour éviter de me taper la honte en public quand tout le monde aurait le même), mais seulement 2/3 pièces qui avaient l'air bien sous tous rapports.
Et bien mes ami(e)s, je suis Viktor&Rolf-free. Le fameux jeudi soir, j'ai trouvé un H&M désert avec en tout et pour tout 4 pantalons sur les portants. Ils avaient l'air d'être passé par tellement de mains poisseuses, avaient probablement été pietinés, certains étaient même un peu décousus. Je me renseigne, non non, il n'y aura pas de réassort. Le reste vous pouvez l'acheter en ligne à partir du 13 novembre à 00h01. Frustrée mais pas cinglée, hors de question que je reste éveillée pour me battre virtuellement avec d'autres shoppeuses. Résultat des courses, à 9h, il n'y avait plus rien bien sûr.
Un peu degoûtée d'avoir attendu ça pendant des mois, mais je regrette à peine. L'argent économisé je le dépenserai dans quelque chose de spécial que je ne verrai pas sur le dos de toutes les pétasses jeunes filles et je suis même soulagée qu'H&M ait annoncé qu'il y avait peu de chance pour qu'ils renouvellent l'opération l'année prochaine. Franchement quand on rate si minablement (ben oui c'es quoi l'intérêt de clamer qu'on rend la haute couture accessible à la masse si personne ne peut mettre la main dessus, 20 minutes après le lancement) une opération marketing qui était vouée à être de la bombe en barre, il faut mieux aller se coucher très cher Hennes, très cher Mauritz.
P.S. après mure réfléxion cette note sera mieux dans ma rubrique langue de vipère que dans ma rubrique mode.
14:35 Publié dans langue de vipère day | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : mode, Viktor&Rolf, H&M, blabla de fille
samedi, 11 novembre 2006
He's just not that into you...
get over it !!!
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui c'est langue-de-vipère day.
J'ai un petit coup de gueule à passer contre une espèce assez particulière: les trentenaires célibataires et désespérées. Bon je sens que je ne vais pas me faire des copines aujourd'hui. Je vous arrête tout de suite, je n'ai rien contre les célibataires (faut pas déconner non plus), ni contre les trentenaires, ni contre les gens qui cherchent l'âme soeur et mettent du coeur à l'ouvrage car ils se sentent un peu seuls.
Non, mon coup de gueule va à l'encontre des filles qui seraient prêtes à n'importe quoi pour se mettre un mâle sous la dent, quitte à se ridiculiser, perdre tous leurs amis, ou casser l'ambiance.
Oui vous me voyez venir, j'ai un exemple fragrant devant les yeux. S., 31 ans, cadre dynamique dans la finance, célibataire et pas heureuse de l'être.
Quand j'ai rencontré S., elle craquait sur R. (attention ici c'est les feux de l'amour, accrochez-vous ça part dans tous les sens) Ca faisait plusieurs semaines et sa quête n'avançait pas vite. Les semaines suivent et j'observe S. s'enfoncer un peu plus. Elle a joué la carte bonne copine depuis le début, le charrie sur les filles qu'il drague en soirée (alors qu'elle meurt de jalousie) et s’il a 2 minutes de retard à une soirée, elle l'appelle. Comme il ne répond pas elle le texto. Elle organise des tonnes de soirées tout simplement pour le voir, même au milieu de 30 autres personnes. Je lui souhaitais tout le bonheur du monde au départ mais là ça vire un peu pathétique. Encore quelques semaines et je me rends compte que R. épuisé par toutes ces attaques de prédatrices a déserté toutes nos soirées. En même temps je lui en veux pas, qu'est-ce que vous feriez-vous si partout où vous alliez un mec/une fille qui ne vous plaît pas, était collée(e) à vous toute la soirée, vous appelait, emailait, textoait à longueur de journée, s'assurait de ne pas vous laisser avec quelqu'un de sexe opposé pendant plus de trente secondes ?
Quand je reviens de vacances en août dernier (après 5 mois de traque quand même), S. ne parle plus de R. Elle a changé de target. Maintenant c'est P. Quand elle m'annonce qu'elle le connaît depuis 2 semaines, l'a vu 5 fois et il ne l'a pas ne serait-ce qu'effleurée, je crains le pire. Ignorant toutes les humiliations publiques des mois derniers (franchement j'exagère à peine), elle se lance à corps perdu dans sa spécialité: elle fait la bonne copine, organise des tonnes de dîners, soirées, pour que P. vienne, le voit 2 fois par semaine et rien ne se passe bien sûr. Vous pensez qu'elle aurait compris qu'un mec intéressé il le montre d'une certaine manière ? Moi aussi, mais j'ai aussi réfléchi que si ça l'avait pas effleuré en disons 13 ans de dating, c'es qu'elle devait être un peu lente à la détente.
Lors d'une soirée bien alcoolisée, je discute avec P. qui me confirme ce que je pensais: qu'il n'y a pas une fille dans son entourage proche qui lui plait même de loin (et je peux vous dire que S. elle fait dans la garde rapprochée, c'est tout juste si faut pas que je lui passe sur le corps pour parler à P.) et que d'ailleurs, ces deux derniers mois il sortait avec une fille qui ne lui plaisait pas assez pour un truc sérieux donc il a rompu. Et oui vous avez bien lu, dans sa course effrénée, S. a réussi à ignorer que pendant qu'elle l'abreuvait de textos, lui couchait avec une autre.
Pourquoi j’en ai quelque chose à foutre ? Parce que pendant cette fameuse soirée, elle a dépassé les bornes. Elle n’a pas supporté que je parle à SON mec et ne nous a pas laissé discuter tranquille plus d’une minute. Déjà ça c’est lourd car en plus elle sait très bien que je suis hors-compétition. Mais ça l’agaçait trop, alors elle s’est jetée sur Mr.C. Et vas-y que je te prends par le cou, essaye de danser collé serré, que je me love contre toi sur le canapé. J’étais verte. Non pas que Mr. C. l’encourageait, car pas du tout, mais j’ai trouvé un peu humiliant qu’une fille tripote à moitié mon mec devant 40 personnes. Je n’a pas compris sa jalousie et son attitude d’ado attardée. Vous trouvez que je suis méchante ? Mr. C. lui m’a dit clairement que son problème à S. c’est qu’elle visait trop haut car franchement elle casse pas des briques (c’est lui qui l’a dit !)
Enfin bref, mon message, il est là (oui je sais je mets le temps pour venir au but): youhou les filles, faut apprendre à analyser les signes. Et si en 3 mois, le mec que vous convoitez ne vous a pas ne serait-ce qu'effleurer la main alors qu'il en a eu 100 fois l'occase, je vous le dit sans fioritures: c'est mort ! Et bien sur vous pouvez lui trouver toutes les excuses du monde (il a beaucoup de boulot, il part en vacs bientôt, il sort d'une relation douloureuse...) mais si vous, ça vous a pris 2 minutes pour vouloir lui sauter dessus, lui ça aurait du lui en prendre qu'une. Les mecs sont ainsi fait. Donc s'il vous a pas sauté dessus, c'est qu'il est just not into you !
Et au passage j'en profite pour vous recommander un livre. Normalement je fais pas trop dans les livres à la Bridget Jones, mais celui-la a radicalement changé ma vision des choses et m'a permis d'aborder mes relations avec les mecs d'une toute autre façon. Ce livre (écrit par un des conseillers de Sex and The City) c'est He's Just Not That Into You: The No-Excuses Guide to Understanding Guys (traduit en français “Laisse tomber, il te mérite pas”).
Rien de très novateur, des choses qu'on sait déjà mais que ça nous fait du bien de le lire, une manière de décoder les signes qui ne trompent pas et les fausses excuses à 2 balles (dont les mecs sont les rois vous en conviendrez). Il rappelle pas en une semaine ? Il ne vous a jamais embrassée ? Il vous trompé ? L'idée de ne planifier un week-end avec vous le terrifie ? Et bien mes cocottes, c'est très simple, he's just not that into you (comment ça je me répète ? Je veux juste que les choses soient bien claires). Attention je ne veux pas du tout faire la donneuse de leçons ici. C'est juste que moi après avoir lu ce livre, j'ai réussi beaucoup plus facilement à passer l'éponge sur des mecs qui avaient l'air un peu intéressés mais pas trop et dont de toute façon je n'en aurais jamais rien tiré. Moins de temps perdu, moins de déceptions, moins de larmes.
Bon je vois bien que cette note est déjà super longue donc je vais m'arrêter bientôt après vous avoir raconte une autre anecdote de célibataire trentenaire désespérée (promis je fais court, enfin j'essaye).
J. est une fille super optimiste, dans mon langage je dirais naïve. J. rencontre M. qui lui plait beaucoup. Mais M. a une copine. Seulement voila dans le monde des optimistes, ça ce n'est pas un obstacle, juste un petit détail à régler. J. a tout essayé pour le charmer, chaque jour un peu plus elle était persuadée qu'il était à deux doigts de déclarer sa flamme pour elle. Oui oui, elle était chez lui et tout d'un coup il s'est levé pour tamiser un peu la lumière. Si c’est pas signe ça. J. rayonne et annonce à tout le monde que M. est l'homme de sa vie, qu'il sera son mari (véridique), qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Et que ce n’est qu’une question de minutes. En attendant moi je me marre dans mon coin car elle voit peut-être dans les yeux de M. la lueur qui brûle pour elle, moi je vois surtout que le soir, c'est avec une autre qu'il s'endort. Encore 6 mois de préparations de mariage et elle finit enfin par lui demander ce à quoi il répond que ben non ils sont potes et d'abord elle le sait bien qu'il a une copine. Je ne sais pas si je retranscris bien ici l'absurdité de l'affaire mais j'ai trouvé ça phénoménal. Inutile de dire que 6 mois après ça, J. me disait encore qu'elle se verrait bien passer le restant de ses jours avec lui. On est positif ou on ne l'est pas.
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