Comme je vous le racontais, j'ai assisté à un mariage en août, lors de mon passage en France. J'avais tout d'abord décidé de reporter
cette robe Zimmermann, puisqu'il n'y avait aucun invité en commun dans les deux mariages (enfin, à part M.C. et moi). Et puis, ne me demandez pas pourquoi, mais plus la date de notre départ approchait, et moins j'étais convaincue de ma tenue.
J'accorde peut-être trop d'importance aux tenues de mariage, mais j'adore tellement porter des jolies robes que j'ai tendance à obséder sur la dite tenue jusqu'à ce que j'en sois tout à fait satisfaite. J'ai donc commencé par acheter une nouvelle paire de chaussures pour porter avec ma robe violette, des sandales beige irisé à talons et plateforme (un bon 8/9 cm en tout) Repetto, alors que je l'avais assortie de sandales plates argentées pour le premier mariage qui se déroulait dehors, sur l'herbe.
Puis toujours pas convaincue, je me suis mise en quête d'une nouvelle robe. Et là, rien nada.
La seule et unique qui me plaisait n'étant pas disponible, je me suis retrouvée bien dépourvue. Maintenant que je suis rentrée, la collection printemps-été étant bien avancée, je vois des robes magnifiques partout, mais début août, rien qui me fasse envie. Et encore moins avec un budget réduit (il n'était pas vraiment question de dépenser une fortune dans une robe avant de partir voyager pendant 6 semaines).
C'est là que le désespoir m'a fait faire quelque chose que je ne fais jamais, quelque chose qui est contre ma religion. Je suis rentrée dans une des boutiques cheap and skanky de Melbourne. Je crois avoir déjà parlé de la pauvre et décevante offre high-street en Australie, et à part deux ou trois enseignes, je ne rentre jamais dans ces boutiques aux fringues ringardes, très mal copiées (au moins Zara et Topshop maîtrisent l'art de la copie de créateurs) de mauvaises qualité ou tout simplement trashy.
C'est pour vous dire à quel point j'étais désepérée. J'entre dans une boutique dont la vitrine me dégoûte, où le polyester règne en roi et où le bling bling côtoie les pires couleur que Pantone ait pu crééer.
Et puis je suis tombée sur cette robe. En soie. Pas de la superbe soie, certes, mais de la soie. Beaucoup de sequins et de paillettes mais sur la couleur nude, ça me plaît assez (la robe existe en mauve et en bleu : beurk et re-beurk). Je me prends à l'aimer.
Pour en avoir le coeur net, je demande à une amie au goût très sur, qui ne s'habille que créateur, de me donner son avis et de rester ouverte quant à l'origine de la dite robe. Elle aime aussi. Elle approve.
Et cerise sur la gateau, mes sandales Repetto vont encore mieux avec cette robe qu'avec la violette.
Bon, je me suis tout de même sentie très glam trash au mariage, entourée par du bleu marine, des robes en dessous le genou, et des talons "sensibles" (sensible heels = des chaussures pas trop hautes et confortables) surtout avec mes Ray-Ban Aviators sur le nez (que je n'ai quittées que pour la photo), et maintenant, je dois faire face à la honte suprême lorsque l'on me demande quelle robe j'ai finalement portée à ce fameux mariage (oui parce qu'en plus j'ai saoûlé tout le monde avec mes histoires de tenues).
Mais au moins, j'ai fait un pied de nez à ma snobitude et trouvée une robe plutôt sympa, dans une enseigne surlaquelle je n'aurai pas parié deux sous. Il n'y a pas d'âge pour apprendre.
Robe Forever New (rien que de le nom de la marque laisse à désirer), pochette Accessorize (achetée à Heathrow, entre deux avions, après 25 heures de vol) et sandales Repetto.